Parent et professionnels dénoncent les coupes à la CSD

Près d'un milliard de dollars a été retiré... (PHOTO ÉTIENNE RANGER, ARCHIVES LE DROIT)

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Près d'un milliard de dollars a été retiré du système d'éducation québecois en six ans, dénonce Johanne Pomerleau, la présidente de la FPPE-CSQ.

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Quand Québec coupe les vivres aux commissions scolaires, ce sont les enfants qui paient le prix, déplore Annie Goudreau.

Le message de la mère de deux enfants vivant des troubles d'apprentissage était on ne peut plus clair, jeudi après-midi, lors d'une conférence de presse organisée par les syndicats des professionnels en milieu scolaire.

Trois postes de conseiller pédagogique, deux de psychologue et deux d'orthopédagogues seront éliminés l'an prochain à la Commission scolaire des Draveurs (CSD), apprenait-on mercredi. «Ça affecte directement et de façon sérieuse les enfants comme les miens. [...] Quand on coupe un professionnel, ce sont des centaines d'enfants qui perdent l'aide dont ils ont besoin», raconte la mère de famille.

Pour pallier ces compressions, les familles seront forcées de se tourner vers le secteur privé, dénonce Mme Goudreau. Quand c'est financièrement possible de le faire, tient-elle à préciser.

«Il faut couper, nous aussi, en tant que parents... On fait l'épicerie ou on fait de l'orthophonie? Il y a des situations où c'est rendu à ce point-là. [...] On espère que ça va se faire à l'école. Mais là, on se rend compte qu'il n'y en a plus...»

Charge en règle

À ses côtés, la présidente de la Fédération des professionnels et professionnelles de l'éducation du Québec (FPPE-CSQ), Johanne Pomerleau, et la vice-présidente du Syndicat du personnel professionnel des commissions scolaires de l'Outaouais (SPPCSO), Vanessa Girard, ont mené une charge en règle contre le gouvernement provincial.

Les services aux élèves en difficulté sont déjà insuffisants, a souligné Mme Girard. «À la CSD, au primaire, on parle d'un ratio de 1800 élèves pour un psychologue. Et les 1800 élèves sont répartis dans 5, 6 ou 7 écoles. [...] Est-ce qu'on peut faire autrement que de s'inquiéter pour ces élèves-là?»

«S'il y avait du gras à couper, c'est clair qu'il n'en reste plus. En six ans, on a retiré un milliard de dollars (de financement)», a dénoncé de son côté Mme Pomerleau.

La présidente de la FPPE-CSQ a comparé les compressions actuelles à celles des années 1990. «Dans les années qui ont suivi, le décrochage est devenu un enjeu», a-t-elle fait remarquer.

«Le problème, dit Johanne Pomerleau, c'est que le gouvernement voit la santé et l'éducation comme une dépense et non pas comme un investissement. Couper dans l'éducation, c'est couper dans notre avenir, alors j'ai de la difficulté à comprendre qu'on peut y songer.»

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