Le syndicat dénonce les 31 postes coupés à la CSD

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La mesure, qui doit entrer en vigueur à la prochaine rentrée scolaire, affectera directement la qualité des services offerts aux élèves handicapés ou en difficultés d'adaptation et d'apprentissage, croit le Syndicat du soutien scolaire de l'Outaouais.

Pascal Ratthé, Archives Le Soleil

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Sans vouloir complètement jeter le blâme sur la Commission scolaire des Draveurs (CSD), la partie syndicale qualifie de «nivellement par le bas» l'abolition de 31 des 33 postes de techniciens en éducation spécialisée (TES) affectés exclusivement aux classes de maternelle pour les remplacer par des postes de préposés aux élèves handicapés.

La mesure, qui doit entrer en vigueur à la prochaine rentrée scolaire, affectera directement la qualité des services offerts aux élèves handicapés ou en difficultés d'adaptation et d'apprentissage (EHDAA), croit le président du Syndicat du soutien scolaire de l'Outaouais, Pierre Provençal.

Pire encore, selon lui, ces coupures pourraient bien n'être que la «pointe de l'iceberg» étant donné que la CSD a une épée de Damoclès au-dessus de la tête, étant à elle seule confrontée à des compressions de deux millions$ imposées par Québec.

«Ça nous a été confirmé, ce n'est plus une rumeur pour nous. On nivelle par le bas, plutôt que d'offrir un service de grande qualité, ça en sera un minimal. [...] Sauf que je suis convaincu que tout ce qu'ils font comme coupures, ce n'est pas parce qu'ils le veulent, ils sont pris à la gorge. La CSD a toujours été l'une des meilleures au Québec pour le service direct aux élèves», lance M. Provençal, qui craint même un exode des employés.

Séduits par ce service offert aux élèves de la maternelle, certains parents ont même déménagé sur le territoire de la CSD au fil des ans, explique-t-il.

Il reproche cependant à la commission scolaire d'avoir peu sorti sur la place publique pour dénoncer les compressions en éducation imposées par le gouvernement Couillard, lesquelles il n'hésite pas à décrire comme «horribles».

Le syndicat affirme que la CSD l'a informé qu'elle prévoit réaliser des économies de 400000$ avec cette mesure, même si personne ne perd son emploi. La trentaine d'employés touchés sera réaffectée ailleurs. Il y aurait un écart significatif de salaire entre les deux postes, soit 12$ l'heure.

«Il y a des TES qui ont une formation universitaire. Il y aura des gens surqualifiés pour des postes moindres. Il ne faut pas oublier qu'on représente des salariés qui gagnent en moyenne 26000$ par an, qui ont souvent 15 ou 20 heures par semaine et sont mis à pied durant l'été», ajoute-t-il.

Débat sur les chiffres

De son côté, le Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais indique que la CSD s'apprête à diminuer son budget alloué aux EHDAA d'une somme qui pourrait atteindre 1150000$, sans compter l'abolition de deux postes d'orthopédagogues et de 11 postes supplémentaires de TES.

Appelé à réagir, le président de la CSD a indiqué que l'abolition des 31 postes fait partie des scénarios proposés aux commissaires et que la décision ne sera pas prise avant la semaine prochaine.

«On parle plutôt d'économies de l'ordre de 250000$. On offrirait maintenant la même chose qui se fait dans les autres commissions scolaires de la région. On change les titres des postes. Mais ça ne se fera pas de manière sauvage. Pour certains élèves aux besoins spécifiques, il va toujours y avoir des TES», martèle Claude Beaulieu, voulant se faire rassurant auprès des parents inquiets.

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