Assimilation par le sport: le CECCE prend position

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La lutte du Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario (CEPEO) contre un règlement qu'il juge «discriminatoire» est «louable», estime le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE). Ce dernier n'est toutefois pas prêt à emboîter le pas pour qu'il soit invalidé.

La réglementation contestée a été adoptée par l'Ontario Federation of School Athletic Associations (OFSAA) afin de permettre aux écoles de la province de rivaliser contre celles de Toronto, nanties de programmes sports-études mieux structurés, estime Bernard Roy. «À notre avis, le règlement prône davantage l'équité dans le sport», affirme le directeur de l'éducation du CECCE, dont la majorité des écoles se trouvent sur le territoire d'Ottawa.

Cette première sortie publique du conseil scolaire catholique depuis le début de la saga fait écho aux raisons avancées par OFSAA pour expliquer leur décision: les règles visent à mettre toutes les écoles sur le même pied.

En 2012, l'organisme qui régit le sport étudiant ontarien a adopté un règlement obligeant les élèves ontariens inscrits dans un programme sport-études de résider dans un certain rayon de leur école, afin de participer à ses compétitions sportives provinciales. Certains élèves sont ainsi forcés de s'inscrire dans une école anglophone, située dans leur secteur de fréquentation, afin d'obtenir leur billet d'entrée. Le CEPEO croit qu'il s'agit d'un règlement «discriminatoire», particulièrement pour ses élèves de l'école secondaire Louis-Riel, qui se spécialise dans l'offre de programmes sports-études.

«Dans notre cas, le règlement nous affecte pour une école, informe M. Roy. Quand nous avons effectué l'analyse de la situation, nous avons constaté que nous avions 600 élèves inscrits en sports-études à (l'école secondaire catholique) Franco-Cité. Ce règlement affecte environ 20 élèves. Nous croyons que ce règlement permet de garder une équité, même s'il défavorise ces 20 élèves-là de Franco-Cité.»

Pas d'exode

Contrairement au CEPEO, le CECCE dit n'avoir observé aucun exode d'élèves francophones vers des établissements anglophones pour leur permettre de pratiquer leur sport, ni aucune assimilation. «Nous ne le constatons pas», a signalé M. Roy.

Exaspéré par son sort, le CEPEO a décidé de traîner la province et OFSAA devant les tribunaux, puisque l'organisme est financé avec des fonds publics, provenant de tous les conseils scolaires de l'Ontario, ainsi que du ministère de l'Éducation.

«Je pense qu'il y a un faible financement de la part des conseils scolaires, a avoué vendredi la ministre déléguée aux Affaires francophones, Madeleine Meilleur. ais ce n'est pas un organisme du gouvernement. Ils ont leurs propres règles. Ce n'est pas un règlement du gouvernement de l'Ontario», a-t-elle martelé.

Sur le site Internet d'OFSAA, on peut lire que le ministère de l'Éducation est l'un de ses partenaires.

«Comme tout organisme parapublic financé par le gouvernement, le ministère doit s'assurer qu'il respecte la constitution canadienne», insiste à cet effet Jean-Pierre Dufour, surintendant de l'éducation du CEPEO.

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