Gisèle Lalonde lance un S.O.S.

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Gisèle Lalonde n'épouse plus autant de causes depuis qu'elle a livré bataille pour Montfort. Mais le geste «incompréhensible» de l'OFSAA a changé la donne. «Nous n'avons pas travaillé pour rien!»

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Gisèle Lalonde veut que les francophones et francophiles «fassent comme Montfort».

La grande dame de l'Ontario français lance un nouveau S.O.S., 18 ans après son appel légendaire pour sauver l'hôpital Montfort. Cette fois, elle implore la communauté franco-ontarienne et ses alliés de dénoncer un règlement jugé «discriminatoire» à l'endroit des élèves des programmes sports-études francophones.

«C'est effrayant ce qui se passe. Depuis le Règlement XVII, il y a toujours eu des événements terribles pour nous empêcher de nous éduquer en français, commente Mme Lalonde, outrée au bout du fil. Il y a eu plusieurs batailles au cours des années pour obtenir la gestion de nos écoles. Cette victoire représente tout un acquis. Nous n'avons pas besoin de personne pour nous dire quoi faire. Le règlement doit être aboli.»

Forcés de choisir entre sport et langue

L'Ontario Federation of School Athletic Associations (OFSAA), un organisme parapublic, a adopté en 2012 un règlement qui oblige les élèves ontariens inscrits dans un programme sport-études de résider dans un certain rayon de leur école, afin de participer à ses compétitions sportives provinciales.

Certains élèves sont ainsi forcés de s'inscrire dans une école anglophone, située dans leur secteur de fréquentation, afin d'obtenir leur billet d'entrée.

Le CEPEO croit qu'il s'agit d'un règlement «discriminatoire», particulièrement pour ses élèves de l'école secondaire Louis-Riel, qui se spécialise dans l'offre de programmes sports-études. De son côté, l'OFSAA prétend que son règlement est équitable pour tous.

«Je n'ai jamais entendu quelque chose d'aussi stupide. Dans toute ma carrière, je n'ai jamais vu ça», rétorque Mme Lalonde, qui a oeuvré pendant plus de 30 ans en éducation.

Le CEPEO a décidé de contester le règlement devant la cour puisqu'à son avis, il «perpétue et aggrave l'assimilation de la communauté de langue française». Le conseil scolaire a même lancé une pétition - qui compte aujourd'hui plus de 3100 noms - et a reçu plusieurs appuis d'organismes francophones, depuis qu'il a ébruité la situation sur la place publique.

«Le conseil public s'est levé. [...] J'espère maintenant que tous les francophones et les anglophones qui nous appuient s'investissent et écrivent une lettre à leur député, a lancé Mme Lalonde. Il faut leur pousser dans le dos. Il ne faut pas lâcher. Ça n'a pas de bon sens qu'on ne respecte pas le fait français.»

Mme Lalonde n'épouse plus autant de causes depuis qu'elle a livré sa bataille pour éviter la fermeture de l'hôpital Montfort. Mais le geste «incompréhensible» de l'OFSAA a changé la donne. «J'étais bien trop choquée. Nous n'avons pas travaillé pour rien!»

Gisèle Lalonde a rabroué les libéraux provinciaux, dont la première ministre Kathleen Wynne.

«Le pire, c'est que Mme Wynne a été appuyée par presque tous les francophones de la province. Et là, elle nous fait ce coup-là? Elle n'a pas rappelé l'OFSAA à l'ordre. Même (la ministre déléguée aux Affaires francophones) Madeleine Meilleur pourrait faire mieux.»

Les élus libéraux refusent de commenter le dossier puisqu'il se trouve actuellement devant les tribunaux.

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