Le ton monte à la CSCV

Plus d'une centaine de professeurs et d'employés de... (Benoit Sabourin, LeDroit)

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Plus d'une centaine de professeurs et d'employés de soutien du milieu de l'éducation en Outaouais et d'ailleurs au Québec sont venus réclamer des excuses au directeur général de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV), Raynald Goudreau, hier soir, à la séance publique du conseil des commissaires.

Benoit Sabourin, LeDroit

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Les menaces de sanction disciplinaire évoquées par la direction de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées à l'endroit d'enseignants qui portent en classe le macaron sur lequel est inscrit «J'enseigne: mes patrons me méprisent» n'ont visiblement pas plus aux membres de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE).

Plus d'une centaine de professeurs et d'employés de soutien du milieu de l'éducation en Outaouais et d'ailleurs au Québec sont venus réclamer des excuses au directeur général de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV), Raynald Goudreau, hier soir, à la séance publique du conseil des commissaires.

 

Des personnes en provenance de Montréal, Laval, Vaudreuil-Dorion, de la Haute-Yamaska et des Basses-Laurentides ont débarqué à Papineauville pour venir offrir leur support à leurs confrères qui travaillent au sein des établissements de la CSCV.

 

Dès l'ouverture de la séance à 20h, la délégation de manifestants a envahi la bibliothèque de l'école secondaire Louis-Joseph-Papineau en scandant haut et fort pendant plusieurs minutes «Nous le portons le macaron» devant les commissaires, alors qu'une présence policière était sur les lieux.

 

Le président du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO), qui est affilié à la FAE, a demandé à M. Goudreau de se rétracter. Claude Tardif a exigé que les élus autour de la table prennent aussi position sur la question. 

 

«Il faut que vous cessiez de seulement prendre des notes. À un moment donné, vous devez agir. Vous êtes des élus et vous avez un rôle. Vous ne pouvez pas vous cacher derrière une procédure pour ne pas agir et seulement prendre note et référer», a-t-il lancé aux commissaires.

 

Raynald Goudreau n'a émis aucun commentaire sur la question pendant et après la rencontre. De son côté, le vice-président de la commission scolaire, Michel Parenteau, a fait savoir que le sujet serait discuté en comité de travail. «Éventuellement, le cas échéant, une réponse vous sera donnée par voie de résolution du conseil ou par communiqué», a mentionné M. Parenteau.

 

La manifestation qui a duré plus d'une trentaine de minutes à l'intérieur des murs de l'école LJP est devenue particulièrement tumultueuse lorsque le commissaire Maxime Hupé-Labelle, qui est aussi président de l'Association libérale de Papineau, a pris son téléphone intelligent pour filmer la scène. Il a fermé sa caméra après plusieurs minutes après avoir été invectivé par des enseignants. Il a mentionné après la séance qu'il n'avait pas cédé aux pressions, mais qu'il avait dû fermer son appareil puisqu'il n'avait plus d'espace pour de la vidéo.

 

Rappelons que celui-ci avait fait particulièrement jaser le mois dernier en critiquant le fait qu'un jeune enfant de huit ans ait pris la parole devant les commissaires pour demander que le nombre d'élèves par classe ne soit pas augmenté.

 

Le port dudit macaron s'inscrit dans la foulée des négociations entre la partie patronale et le camp syndical en vue du renouvellement de la convention collective à l'échelle provinciale. Il y a deux semaines, lorsque l'histoire a fait les manchettes, M. Goudreau avait réagi en affirmant que les mots employés sur le macaron n'avaient pas leur place en milieu de travail, auprès des élèves. Il était cependant demeuré vague sur les sanctions qui pourraient être émises, soulignant que seuls les rappels verbaux seraient en vigueur pour l'instant. D'ailleurs, aucun enseignant n'a encore été sanctionné jusqu'à ce jour pour avoir porté l'accessoire en classe.

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