Pas de grève à l'UQO

Vote greve UQOPATRICK WOODBURY, LeDroit... (Patrick Woodbury)

Agrandir

Vote greve UQOPATRICK WOODBURY, LeDroit

Patrick Woodbury

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

C'est décidé, il n'y aura pas de grève à l'Université du Québec en Outaouais (UQO).

Les membres de l'Association générale des étudiants (AGE-UQO) se sont prononcés en masse sur la question. Au total, 969 étudiants (environ 21,5% des membres de l'AGE-UQO) se sont déplacés pour se prononcer sur la question.

Une participation historique, selon le président de l'AGE-UQO, Philippe Boily. 

«Je ne veux pas parler à travers mon chapeau, mais que je sache, il n'y a jamais eu autant de monde à nos assemblées.»

La Grande salle du pavillon Alexandre-Taché de l'UQO était pleine à craquer. Pouvant accueillir un maximum de 800 personnes, les organisateurs de l'assemblée ont tenté de rassembler un certain nombre d'étudiants dans une autre salle. Des problèmes techniques ont toutefois forcé l'AGE-UQO à entasser tout le monde dans la Grande salle.

Selon M. Boily, tous les étudiants dans la salle ont été formellement identifiés comme membre de l'association ce qui assure la légitimité du vote. Toutefois, certaines personnes ont été exclues puisqu'il n'y avait plus de place dans la salle.

«On a essayé de faire du mieux qu'on peut avec les moyens qu'on avait.»

La participation massive à l'assemblée a causé un problème supplémentaire: les débats ont été difficiles durant l'assemblée.

Le scénario débattu était de tenir deux journées de grève, suivies d'un libre accès aux cours pour le reste de la session. Or, très peu ont pu s'exprimer sur la question ou encore proposer des amendements.

«Je suis un peu déçu qu'il n'y ait pas eu de débat, soutient Philippe Boily. C'est seulement le vote de grève qui a été adressé. Oui ou non, est-ce qu'on va en grève, mais pas le pourquoi. Je pense que les gens qui se sont déplacés avaient un but précis. Nous sommes bien contents, au moins, de la participation.»

La foule présente semblait excédée et a refusé de tenir un vote secret, afin d'avoir des résultats clairs au vote. L'assemblée devait débuter à 18h30, mais l'enregistrement des participants s'est terminé autour de 20h. Une file d'attente se prolongeait jusqu'au stationnement, à l'arrière du pavillon Taché.

Pour clôre plus rapidement, l'assemblée a opté pour un vote à main levée. Les opposants à la grève se sont regroupés d'un côté, ceux en faveur, de l'autre.

«Visiblement, il y avait à peu près un 10 à 15% supplémentaire qui était contre la proposition. Si ça avait été nébuleux, on serait passé à un vote secret», assure le président de l'AGE-UQO.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer