La survie du programme BO2 menacée

L'ex-directeur général du SAJO Yves Chaussé, et l'actuelle... (Benoit Sabourin, LeDroit)

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L'ex-directeur général du SAJO Yves Chaussé, et l'actuelle directrice générale, Nathalie Charron, se posent beaucoup de questions.

Benoit Sabourin, LeDroit

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Le Service animation jeunesse de l'Outaouais (SAJO) craint pour la survie du programme Bouffée d'oxygène (BO2), qui permet à des élèves d'une douzaine d'écoles en milieu rural de la région de bénéficier de projets liés à la persévérance scolaire.

L'ancien directeur général de l'organisme, Yves Chaussé, et l'actuelle directrice générale, Nathalie Charron, lancent un cri du coeur, soutenant que le programme BO2 n'a toujours pas reçu la confirmation qu'il obtiendrait le financement pour la prochaine année scolaire qui s'amorcera en septembre.

Le projet créé dans la Petite-Nation au début des années 2000 et déployé depuis 2007 aux quatre coins de l'Outaouais nécessite un budget annuel d'environ 300000$, une somme qui permet de payer le salaire des 15 animateurs jeunesse qui assurent le service auprès des jeunes à temps plein durant la semaine.

Chapeauté par le SAJO et géré par des organismes dans chaque MRC, le programme permet de soutenir les élèves à risque de décrochage scolaire dans les écoles secondaires, en mettant sur pied des projets variés qui misent sur le sentiment d'appartenance.

«Dans le vide»

Dans son montage financier, BO2 compte sur plusieurs partenaires, dont la Conférence régionale des élus de l'Outaouais qui fermera ses portes en septembre et la Table éducation Outaouais (TJO) qui contribue à raison de 165000$ par année. Or, selon M. Chaussé et Mme Charron, cette enveloppe n'a pas encore été reconduite.

«Qu'est-ce que Bouffée d'oxygène va devenir, on ne le sait pas. On aurait dû faire une demande de financement pour supporter encore le projet, mais les instances n'ont toujours pas de réponse sur leur propre existence. Nous sommes dans un vide présentement et ça commence à presser», affirme M. Chaussé.

Il craint notamment que les 15 animateurs perdent leur emploi.

«Ce qu'on craint, c'est être dans les dommages collatéraux des coupures du gouvernement. Ce n'est pas de l'administration qu'on voit disparaître, c'est du service direct», ajoute-t-il.

Au bureau du député de Papineau, Alexandre Iracà, on indique qu'il faudra attendre le dépôt du budget du 26 mars afin de savoir ce qui adviendra des enveloppes consacrées à ce genre de programme.

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