L'optimisme au coeur de la réussite des étudiants-athlètes

Le professeur Patrick Gaudreau a mené son étude... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Le professeur Patrick Gaudreau a mené son étude auprès de 185 élèves albertains âgés de 11 à 18 ans.

Etienne Ranger, LeDroit

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Un élève d'un programme sports-études plus optimiste dans la vie est-il plus performant en classe et sur piste qu'un homologue plus bougonneux? Oui, répond une équipe de recherche de l'Université d'Ottawa (Ud'O) menée par Patrick Gaudreau.

Le groupe a déterminé que certains traits de personnalité auraient une influence sur l'expérience sportive et scolaire des élèves-athlètes. De plus, ils ont découvert que certaines stratégies de gestion du stress les aident dans leur sport et dans leur cheminement scolaire.

«En somme, s'ils croient que les choses vont bien aller, ils sont capables de mieux gérer leur stress, lance le professeur de l'École de psychologie de l'Ud'O.

L'étude a été effectuée auprès de 185 élèves de 11 à 18 ans de l'Alberta qui participent à des compétitions provinciales de natation et d'athlétisme.

«C'est un peu différent du modèle que l'on connaît ici, car contrairement à nous, ils doivent pratiquer leur sport (et leurs entraînements) à l'extérieur des heures de classe. Donc, cette population doit composer avec le stress de l'école et du sport d'une façon moins inclusive. Les plus optimistes développent de meilleures stratégies de gestion de stress à la fois dans leur vie sportive et dans leur vie scolaire.»

Les résultats ont démontré que les plus optimistes envisagent l'avenir, persuadés qu'ils seront capables d'atteindre leurs objectifs, soutient le professeur Gaudreau.

Interpellé quant au conflit opposant le CEPEO à une fédération régissant le sport étudiant en province d'Ontario, le psychologue soutient que l'optimisme d'un athlète et leur admissibilité à des compétitions sportives sont difficilement comparables.

Rappelons que les deux parties sont à couteaux tirés depuis que l'Ontario Federation of School Athletic Associations a imposé un règlement jugé «discriminatoire» qui oblige les élèves ontariens inscrits dans un programme sport-études de résider dans un certain rayon de leur école afin de participer à des compétitions sportives provinciales. Il s'agit là d'un problème pour l'école secondaire Louis-Riel qui recrute des jeunes des quatre coins de la capitale nationale en raison du bassin d'élèves francophones plus restreint dans son voisinage. Ainsi, le conseil scolaire accuse cette fédération de «perpétuer l'assimilation de la communauté de langue française» avec son règlement, puisque les élèves francophones exclus choisissent une école anglophone pour pouvoir participer aux compétitions.

L'étude de M. Gaudreau doit être publiée dans le Sport, Exercise, and Performance Psychology au mois de mai.

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