Des propos qui dérangent à la CSCV

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Le commissaire de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV), Maxime Hupé-Labelle, ne s'est pas fait d'amis, mercredi soir, en déclarant à des médias qu'il trouvait déplorable que le Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO) ait utilisé un jeune élève de huit ans afin de toucher la corde émotionnelle des élus scolaires lors de la période de questions au public.

La situation s'est déroulée au terme d'une séance du conseil marquée par la présence de plus de 70 enseignants et membres de personnel de soutien affiliés au SEO venus dénoncer les offres patronales du gouvernement Couillard à Papineauville.

Pendant la période de parole au public, François-Xavier Béland, un jeune élève fréquentant l'école Providence, à Saint-André-Avellin, a pris le micro pendant un bref instant. «Il ne faut pas trop d'élèves dans les classes. Sinon on n'apprend pas bien et on a des risques de redoubler», a-t-il déclaré aux élus. Une situation qui a piqué au vif le commissaire Maxime Huppé-Labelle. Après la rencontre, celui-ci a insisté auprès des médias présents sur place pour exprimer son point de vue. «En plus d'utiliser les enfants, on les prend en otages. Ce n'est pas approprié», a notamment déclaré M. Hupé-Labelle. «Je trouve ça déplorable parce qu'on a misé sur les émotions plutôt que sur des faits, des statistiques et des arguments», a-t-il renchéri à propos de la présentation du syndicat.

Le père du jeune élève, Sébastien Béland, a contacté LeDroit, jeudi, afin de dénoncer les propos de l'élu scolaire. Il demande au commissaire en question de se rétracter, affirmant que son fils est allé prendre la parole de son propre chef. Le SEO a d'ailleurs confirmé au Droit que l'association syndicale n'avait aucun lien avec l'initiative du petit François-Xavier.

Le commissaire persiste et signe

De son côté, M. Hupé-Labelle n'a pas l'intention de présenter ses excuses. Il a affirmé en entrevue téléphonique avec LeDroit, jeudi, qu'il maintenait ses propos. Selon lui, un jeune enfant de cet âge n'a pas les capacités d'évaluer la teneur de tels propos. «Peu importe qu'il y ait eu ingérence (syndicale) ou non là-dedans, c'est sûr que l'enfant n'a pas l'âge et l'expérience pour prendre une telle décision. [...] À huit ans, ce n'est pas un âge où tu as une compréhension globale de la politique. Ce n'est pas un âge où tu peux te positionner d'une manière ferme comme ce qui a été fait», a-t-il dit.

«Je pense qu'il y a un manque de responsabilité parentale et syndicale de mettre ton enfant sur la place publique et de lui faire affirmer des choses qu'il va peut-être regretter plus tard.» Le président de la CSCV, Jocelyn Fréchette qualifie les propos tenus mercredi soir par son collègue de «gratuits». Selon lui, l'élève avait pleinement le droit de parler publiquement. «Je me dissocie complètement des propos de M. Hupé-Labelle», a tenu à préciser le président.

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