Les enseignants lancent un cri du coeur

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Plus de 70 représentants du milieu scolaire ont profité de la séance publique de la CSCV pour mettre sous les projecteurs leurs inquiétudes.

Benoit Sabourin, LeDroit

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Un imposant contingent formé d'enseignants, de membres de personnel de soutien affiliés au Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO) et de parents a pris d'assaut l'école Louis-Joseph-Papineau, à Papineauville, hier soir, afin de dénoncer les propositions patronales du gouvernement Couillard.

Massés dans la bibliothèque de l'établissement, ce sont plus de 70 représentants du milieu scolaire qui ont profité de la séance publique de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV) pour mettre sous les projecteurs leurs inquiétudes face à leurs futures conditions de travail. Ils ont du même souffle déposé une pétition signée par des enseignants en provenance de toutes les écoles du territoire.

Le SEO craint principalement l'augmentation du nombre d'élèves par classe, l'augmentation des heures de travail des enseignants, l'intégration des élèves en difficulté dans les classes régulières et le dépassement des maxima, toutes des mesures qui auraient comme conséquence, selon eux, de niveler la qualité de l'éducation vers le bas.

RÉUSSITE EN PÉRIL

Le représentant syndical et responsable du niveau secondaire à la CSCV, Patrick Bydal, a offert un vibrant plaidoyer auprès des élus scolaires, en rappelant que le territoire de la CSCV était particulièrement défavorisé et que les propositions patronales mettaient en péril la réussite éducative.

«On parle aussi d'abolir les cotes. En abolissant les cotes, un élève qui est HDAA va être intégré à une classe régulière et il n'y aura pas plus d'argent pour cet élève. Il va y avoir moins de services en fin de compte», a-t-il renchéri.

Le commissaire Maxime Huppé-Labelle a insisté auprès des médias présents sur place, après la rencontre, pour indiquer qu'il était offusqué par la présentation des membres du SEO. Lors de la revendication auprès des élus scolaires, un jeune enfant de l'école Providence, à Saint-André-Avellin, a pris la parole, demandant qu'il n'y ait pas trop d'élèves par classe puisque cela nuisait à l'apprentissage.

«En plus d'utiliser les enfants, on les prend en otages. Ce n'est pas approprié», a déclaré M. Huppé-Labelle. «Je trouve ça déplorable parce qu'on a misé sur les émotions plutôt que sur des faits, des statistiques et des arguments», a-t-il ajouté.

Le président de la CSCV, Jocelyn Fréchette, a pour sa part indiqué que le dossier serait discuté en comité de travail.

Par ailleurs, un autre groupe de protestataires a également fait acte de présence au conseil de la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais, hier soir. Lundi, c'était au tour de la Commission scolaire des Draveurs de l'Outaouais de recevoir la visite des membres du SEO en furie contre les propositions patronales mises de l'avant par le gouvernement.

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