Sport étudiant: une autre voix en appui au CEPEO

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«Rappelons qu'OFSSA a laissé tomber leur nom francophone. C'est inquiétant [...] La façon dont on traite les petites écoles est problématique aussi.», soutient Louise Pinet, directrice générale de l'ACÉPO.

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Une autre voix appuie les démarches du Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario (CEPEO) dans sa lutte pour faire invalider un règlement qu'il juge discriminatoire à l'endroit des élèves inscrits dans un programme sport-études.

L'Association des conseils scolaires des écoles publiques de l'Ontario (ACÉPO) qualifie «d'inquiétant» le fait que des élèves francophones, particulièrement ceux de l'école secondaire Louis-Riel d'Ottawa, n'aient pas accès à des compétitions sportives en raison de la distance qui sépare leur lieu de résidence à leur école.

«Si nos meilleurs athlètes dans la région d'Ottawa ne peuvent plus accéder à leurs compétitions, il s'agit d'un empêchement pour les francophones, soutient Louise Pinet, directrice générale de l'organisme. Évidemment, l'ACÉPO est présente pour s'assurer que l'éducation soit inclusive pour les francophones et que les élèves ne soient pas exclus à titre de membres de la communauté minoritaire.»

L'Ontario Federation of School Athletic Associations (OFSAA), l'organisme qui régit le sport étudiant en province, a imposé un nouveau règlement en 2012 qui oblige les élèves ontariens inscrits dans un programme sport-études de résider dans un rayon établi de leur école afin de participer à ses compétitions sportives provinciales. Certains élèves sont ainsi forcés de s'inscrire dans une école anglophone, située dans leur secteur de fréquentation, afin d'obtenir leur billet d'entrée.

Or, selon le CEPEO, l'organisme parapublic «perpétue et aggrave l'assimilation de la communauté de langue française» avec une telle décision. Le Conseil a donc décidé de traîner l'OFSAA, ainsi que son bâilleur de fonds principal, la province d'Ontario, devant les tribunaux pour renverser le règlement.

De son côté, le directeur général de l'OFSAA, Doug Gellatly, prétend que les règles sont «équitables et non discriminatoires.»

Décisions «inquiétantes»

Mme Pinet se dit préoccupée par certains agissements de ce regroupement au fil des ans. Certaines décisions ont eu des impacts sur les francophones, dit-elle.

«Rappelons qu'OFSSA a laissé tomber leur nom francophone. C'est inquiétant. [...] La façon dont on traite les petites écoles est problématique aussi.»

À titre de représentant de tous les conseils scolaires publics de langue française de la province, l'ACÉPO a entrepris des démarches auprès de tous les députés de l'Assemblée législative de l'Ontario «pour s'assurer qu'ils ont une bonne connaissance de ce dossier.»

«Pour les élèves francophones d'Ottawa, le sport passe par Louis-Riel», martèle Mme Pinet.

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