Sport étudiant: le CEPEO obtient un appui sur la glace

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La hockeyeuse Josiane Pozzebon soutient que l'accessibilité à des études francophones en milieu minoritaire est utile pour préserver sa culture.

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Josiane Pozzebon connaît les avantages de pouvoir suivre un programme sports-études d'élite dans sa langue maternelle.

La hockeyeuse de Bourget, dans l'Est ontarien, estime que son passage à l'école secondaire Louis-Riel a été la clé de son succès dans sa jeune carrière.

«J'ai décidé d'aller à Louis-Riel parce que je voulais me développer et m'améliorer comme joueuse de hockey. On y offre un programme hors glace et sur la patinoire hors pair. J'ai vraiment aimé l'entraînement hors glace, que ça soit au chapitre de la nutrition ou pour développer de meilleures habiletés mentales, puisqu'il m'a permis de progresser», explique-t-elle.

Et la preuve est tangible.

Non seulement son séjour auprès d'entraîneurs qualifiés lui a-t-elle valu une place sur l'équipe nationale de hockey U18 cette année, mais la jeune femme de 17 ans a pu décrocher une bourse d'études dans une réputée université privée américaine du nord de l'État de New York.

«J'avais tenté ma chance avec l'équipe nationale avant mon arrivée à Louis-Riel et je n'avais pas fait le club, dit celle qui est aujourd'hui capitaine adjointe d'Équipe Canada. C'est grâce à Louis-Riel aussi si j'ai pu me faire remarquer (par les éclaireurs) afin d'obtenir une bourse.»

Un règlement dénoncé

Elle est donc du nombre de personnes qui s'expliquent mal pourquoi de futurs élèves ne pourront pas profiter pleinement de ce programme.

En septembre 2012, l'Ontario Federation of School Athletic Associations (OFSAA) - l'organisme qui régit le sport étudiant en province - a adopté un nouveau règlement qui est depuis dénoncé par le Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario (CEPEO), dont fait partie l'école secondaire Louis-Riel.

Cette réglementation prévoit qu'un élève fréquentant un programme sport-études n'est pas admissible aux championnats provinciaux de l'OFSAA, si son lieu de résidence se situe à l'extérieur du rayon établi pour son institution scolaire. Puisque ces grands rendez-vous sportifs sont particulièrement prisés par les éclaireurs des grands collèges et universités, certains étudiants sont forcés de s'inscrire dans une école anglophone, située dans leur secteur de fréquentation, afin d'obtenir leur billet d'entrée. Le CEPEO croit qu'il s'agit d'un règlement «discriminatoire». Il le contestera devant la cour puisqu'à leur avis, il «perpétue et aggrave l'assimilation de la communauté de langue française».

Même si elle se dirige vers une institution postsecondaire américaine, et donc anglophone, Josiane Pozzebon soutient que l'accessibilité à des études francophones est de mise pour préserver sa culture en milieu minoritaire.

«C'est important d'avoir le choix et surtout d'avoir l'occasion de préserver notre langue. J'aurais pu facilement choisir une école anglophone (ici même à Ottawa), mais j'ai décidé de poursuivre mes études dans ma langue.»

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