Éducation sexuelle: la réforme bien accueillie dans la région

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L'arrivée en scène de nouvelles réalités comme le sextage et les mariages gais nécessitent également la mise sur pied de nouvelles stratégies, toujours dans l'esprit de mieux éduquer les jeunes, indique l'infirmière.

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La réforme du curriculum portant sur l'éducation sexuelle dans les écoles ontariennes, annoncée lundi par la province, est accueillie chaleureusement par les conseils scolaires - tant public que catholique - de la région d'Ottawa de même que par les intervenants du domaine de la santé.

« Nous nous réjouissons d'avoir un curriculum qui a enfin été renouvelé dans une perspective où il y a de nouvelles réalités dans l'éducation et qui reflète les préoccupations des jeunes, affirme Édith Dumont, directrice de l'éducation au Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario (CEPEO). Les élèves nous interpellent à ce sujet et les parents nous demandent d'inclure une telle éducation. »

La dirigeante rappelle que les temps ont beaucoup changé depuis la mise sur pied du dernier document de la sorte en 1998, notamment en raison de l'avènement de la technologie, des réseaux sociaux et des téléphones intelligents.

C'est pour cette raison que l'enseignement du consentement sexuel aux mineurs ou de l'homosexualité doivent être abordés en classe, estiment les libéraux provinciaux.

« On parle de nouvelles réalités. Le document est vraiment axé sur des relations saines des plus petits à la préadolescence et à l'adolescence et donne des mises en situation qui permettent aux enseignants de répondre à diverses situations délicates », signale Mme Dumont, qui précise que l'accueil semble tout aussi favorable chez les parents.

Même son de cloche au Conseil scolaire de district catholique de l'Est ontarien, où l'on attendait un tel programme-cadre avec anticipation.

« On a beaucoup parlé de l'éducation sexuelle, mais ce document traite d'un cadre beaucoup plus large en matière de santé, de sécurité et de bien-être, souligne François Turpin, directeur de l'éducation. Par exemple, en ce qui a trait à la notion du consentement, les enfants de la première année devraient être capables de savoir la notion du oui et du non, s'ils se sentent bien ou non dans toute situation. Il ne s'agit pas seulement d'une notion qui concerne de la sexualité. »

« Il n'y a rien dans ce document qu'on ne peut pas enseigner à nos élèves selon nos valeurs catholiques », ajoute-t-il.

Les intervenants de la santé en milieu scolaire saluent également l'initiative du gouvernement libéral ontarien.

« Nous accueillons ce changement très favorablement », soutient Marie-Claude Lang, une infirmière dans le programme de Santé de la famille et en milieu scolaire à Santé publique Ottawa. Notre société a beaucoup évolué depuis 1998. À l'époque, le programme pour le développement de l'enfant était plus prescriptif. Celui-ci est très global et offre plus de flexibilité aux enseignants pour s'adapter selon le niveau de développement des enfants », dit-elle.

Sextage et mariage gai

L'arrivée en scène de nouvelles réalités comme le sextage et les mariages gais nécessitent également la mise sur pied de nouvelles stratégies, toujours dans l'esprit de mieux éduquer les jeunes, indique l'infirmière.

« Au cours des dernières années, nous avons observé une hausse des maladies transmises sexuellement à Ottawa, surtout la chlamydia et la gonorrhée. Il faut donner les outils nécessaires (pour mieux les comprendre) à un plus jeune âge »

Le curriculum d'éducation sexuelle de l'Ontario doit entrer en vigueur en septembre 2015.

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