Moyens de pression: les enseignants mettent la pédale douce

Le Syndicat de l'enseignement Outaouais (SEO) mettra à exécution dans les... (Photothèque La Presse)

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Le Syndicat de l'enseignement Outaouais (SEO) mettra à exécution dans les prochains jours ses menaces pour exprimer sa frustration envers les offres patronales de Québec.

Mais contrairement à certains de leurs collègues ailleurs en province, pas question pour l'instant pour les profs de la région par exemple d'allonger la durée des récréations des élèves ou encore de quitter systématiquement l'école dès que la cloche retentit.

Des méthodes plus «légères» ont été privilégiées par les syndicats membres de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) pour la première phase de la mobilisation, affirme d'emblée le président du SEO, Claude Tardif, espérant que les parents et la population appuieront le mouvement.

«Certains étaient déjà prêts à ce qu'on adopte des moyens plus lourds, mais on a préféré attendre et laisser la place à la négociation. Oui, on va démontrer notre colère dans nos établissements, mais on est dans la phase de dénonciation, alors on ne veut pas mettre toute la gomme tout de suite. On voit ça comme un marathon, il faut se garder des munitions pour la suite», dit-il, précisant que les actions auront comme cible non seulement le gouvernement, mais aussi les directions d'écoles.

Piquetage et affichage

Jusqu'au 31 mars, date d'échéance de la convention collective, du piquetage spontané aux abords des écoles et de l'affichage sur les murs sont quelques-uns des moyens de pression envisagés par le SEO, qui représente 4000 employés de trois commissions scolaires de la région.

Le syndicat n'a pas détaillé avec exactitude le reste des moyens de pression, puisque bon nombre de ses membres n'en savaient encore rien vendredi. Une rencontre à ce sujet est à l'agenda le 11 février.

La présidente de la Fédération québécoise des directions d'établissement d'enseignement, Lorraine Normand-Charbonneau, soutient que les enseignants ont le droit de manifester leur amertume, mais espère que leurs actions n'auront pas d'impact direct sur la réussite des élèves.

«Il ne faut pas se servir des enfants à des fins syndicales. [...] Et il faut que ça se fasse dans un contexte respectueux, car après la fin des négociations, ces gens-là travailleront encore ensemble au quotidien», lance-t-elle.

Invitées à commenter la nature des moyens de pression des enseignants, les Commissions scolaires des Draveurs (CSD) et des Portages-de-l'Outaouais (CSPO) se sont refusées à tout commentaire, préférant ne pas s'ingérer dans le processus de négociation.

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