Jean Vaillancourt tire sa révérence

Le recteur de l'UQO, Jean Vaillancourt, quittera ses... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Le recteur de l'UQO, Jean Vaillancourt, quittera ses fonctions le 29 janvier.

Étienne Ranger, LeDroit

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Dix ans presque jour pour jour après avoir fait son entrée comme recteur de l'Université du Québec en Outaouais (UQO), Jean Vaillancourt verra ce chapitre de sa vie prendre fin le 29 janvier. Ajouts de programmes et d'infrastructures, lutte pour l'obtention d'un statut particulier et crise étudiante aux échanges musclés auront marqué son passage à la tête de l'institution.

À son entrée en poste, le 30 janvier 2005, Jean Vaillancourt voyait grand. «Je dirais qu'un bon chef d'organisation doit avoir une vision grandiose et l'ambition de réaliser beaucoup de choses, alors je dirais que je suis fier de ce qui a été accompli par la communauté depuis dix ans», affirme le principal intéressé.

À l'époque, l'UQO n'était pas ce qu'elle est aujourd'hui. «On était dans un espace extrêmement contraint, rappelle le recteur. [...] Il y avait des étudiants qui devaient prendre des cours dans les escaliers des amphithéâtres, et on était sous le joug d'un plan de redressement de quatre ans qui venait d'être signé par mon prédécesseur.»

Jean Vaillancourt aurait bien aimé mener à terme le projet d'unification sur un seul campus des activités de l'UQO en sol gatinois, mais cela reste encore un projet. «Ce sont les gens qui gèrent l'argent qui ont le dernier mot, [...] mais il y a d'autres opportunités qui vont se présenter, croit-il. Il faut être patient, mais en même temps, il faut avoir des dossiers prêts.»

L'ajout d'infrastructures comme le Centre de recherche en technologies langagières, l'Institut des sciences de la forêt tempérée (ISFORT) à Ripon et le campus de Saint-Jérôme font partie des accomplissements dont le recteur se dit fier.

De nouveaux programmes ont été développés au cours de la dernière décennie, de sorte que l'UQO a gagné en notoriété, estime M. Vaillancourt. «Il y a également eu une très belle croissance au niveau du nombre d'étudiants qui fréquentent l'établissement, souligne-t-il. Au cours des trois dernières années, c'est l'UQO qui a connu la plus grande croissance au Québec.»

L'UQO demeure toutefois dans l'ombre de l'Université d'Ottawa dans certains domaines. L'établissement a notamment tenté d'offrir un programme de droit, en vain.

C'est dans ce contexte que Jean Vaillancourt s'est impliqué au sein de l'Alliance pour la cause de l'enseignement supérieur en Outaouais (ACESO), qui revendique notamment un statut particulier pour l'éducation postsecondaire dans la région.

Le printemps érable

Impossible d'évoquer le passage de Jean Vaillancourt au rectorat de l'UQO sans mentionner la crise étudiante du printemps 2012. Mi-avril, la situation avait dégénéré au point où l'escouade anti-émeute avait été déployée pour tenter de faire respecter l'injection ordonnant la reprise des cours. Les affrontements entre étudiants en grève et policiers ont été violents. Plus de 200 personnes ont été arrêtées. «Le pire moment dans l'histoire de l'université», n'hésite pas à dire le recteur.

«Je considère que parce qu'on était les premiers au Québec à subir ce genre de jugement-là, on n'avait pas le choix [d'agir comme on l'a fait], analyse-t-il. Je considère que j'ai fait les bonnes choses dans les circonstances.»

Alors que la fin de son mandat approche à grands pas, M. Vaillancourt prévoit prendre une année sabbatique, pour ensuite se concentrer à des travaux de recherche en mathématiques, principalement «sur les phénomènes qui font intervenir le hasard et l'incertitude».

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