La CSCV propose la création d'une seule commission scolaire pour l'Outaouais

Le président de la CSCV, Jocelyn Fréchette.... (Benoit Sabourin, LeDroit)

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Le président de la CSCV, Jocelyn Fréchette.

Benoit Sabourin, LeDroit

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Dissension sur la fusion des commissions scolaires en Outaouais. Contrairement à ses trois homologues francophones, la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV) propose la création d'une seule et unique entité pour toute la région dans la foulée de la réforme que souhaite mener le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc.

Les élus de la CSCV ont adopté à la majorité, tard hier soir, un projet de résolution au sein duquel ils demandent au ministre Bolduc de réunir les quatre organismes publics de l'Outaouais sous un même toit. Les commissaires entérinent du même souffle le scénario présentement à l'étude par le ministère. Ils demandent également que «toute somme qui serait dégagée par cette éventuelle fusion soit intégralement réinvestie dans les services directs aux élèves de cette future commission scolaire».

Il n'y a donc pas consensus en Outaouais. Vendredi, les présidents des commissions scolaires du Portages-de-l'Outaouais, des Draveurs et des Hauts-Bois-de-l'Outaouais ont indiqué en point de presse qu'ils préféraient la création de deux instances francophones plutôt qu'une seule.

Dans leur résolution, les élus de la CSCV font valoir que la meilleure option serait de conserver tel quel le territoire actuel, mais que ce modèle n'est plus possible. Les commissaires indiquent que «les compressions budgétaires massives des dernières années ont étranglé financièrement les petites commissions scolaires, comme la CSCV, qui n'ont d'autre choix que la fusion».

La CSCV soutient que la création d'une seule commission scolaire francophone constitue la seule option permettant un partage équitable de la richesse, entre autres en ce qui concerne les revenus de taxation provenant des secteurs en croissance et de la formation professionnelle.

«Comme entité, une commission scolaire unifiée représenterait la quatrième plus grande au Québec. Nous aurions donc un plus grand pouvoir politique», a indiqué le président Jocelyn Fréchette.

«On veut diminuer les structures pour donner une meilleure qualité de services aux élèves. Je pense que si nous gardons une grande structure, on peut dégager une certaine somme qui peut être réinvestie dans la réussite éducative de nos jeunes», a-t-il ajouté.

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