Les régions refusent de plier

«Le gouvernement risque de créer le contraire de... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

Agrandir

«Le gouvernement risque de créer le contraire de ce qu'il souhaite et pourrait amplifier la crise dans laquelle nous nous trouvons», affirme le maire de La Pêche, Robert Bussière.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

L'Outaouais n'a pas à jouer le jeu du gouvernement, ont clamé certains des principaux élus de la région, hier, lors du conseil d'administration de la Conférence régionale des élus (CRÉO). Tous sont prêts à rebrasser les structures, mais pas à amputer pour autant la nécessaire représentation et la concertation régionale.

La présidente de la Commission scolaire des Hauts-Bois-de-l'Outaouais, Diane Nault, a rappelé que la région avait jusqu'au 5 décembre pour présenter au ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, le plan de relance des commissions scolaires en Outaouais. Cela a fait bondir de son siège le maire de Maniwaki, Robert Coulombe, qui s'oppose à ce qu'un plan soit présenté sans que tous les partenaires aient été consultés.

Ce dernier a vite obtenu l'appui du maire de La Pêche, Robert Bussière, et du préfet de la Vallée-de-la-Gatineau, Michel Merleau. «Ce n'est pas parce que le ministre détermine une date buttoir qu'on doit y adhérer, a-t-il lancé. Il ne faut pas embarquer dans la stratégie des courts délais imposée par le gouvernement. C'est à nous comme région à prendre les bonnes décisions pour protéger les intérêts du monde rural et de ses communautés. Les commissions scolaires en milieu rural c'est un actif majeur.»

M. Merleau a ajouté que le monde municipal et les commissions scolaires doivent s'unir pour suggérer une «vraie réforme». «L'abolition des commissions scolaires n'est pas viable pour le Pontiac et la Vallée-de-la-Gatineau. Si le ministre pense sauver de l'argent comme ça, il ne vit pas sur la même planète que nous. Il faut s'élever contre ça et proposer autre chose.»

Robert Bussière croit que les choix du gouvernement pourraient plonger la province dans quelque chose de «très dramatique». «On va se retrouver dans une situation de crise encore pire dans quelques années, a-t-il dit. Le gouvernement risque de créer le contraire de ce qu'il souhaite et pourrait amplifier la crise dans laquelle nous nous trouvons.»

Le préfet de la MRC Pontiac, Raymond Durocher, a précisé que ce n'est pas seulement le financement qui est amputé par les choix du gouvernement. «J'ai l'impression que ce gouvernement veut aussi amputer la volonté des gens de se prendre en main», a-t-il affirmé.

«C'est l'emprise des gens sur le développement de leur communauté que les gens voient disparaître, a ajouté le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin. Les milieux ruraux [avec les fusions diverses] risquent de perdre l'emprise qu'ils ont sur le développement de leurs écoles, de leurs hôpitaux et leur économie. Il faut une instance locale de concertation.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer