Du pour et du contre en Outaouais

Le projet du ministre Bolduc prévoit de réduire... (Archives La Voix de l'Est)

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Le projet du ministre Bolduc prévoit de réduire de 72 à 46 le nombre de commissions scolaires au Québec. En Outaouais, les quatre commissions scolaires francophones seraient fusionnées en une seule entité qui regrouperait près de 40 000 élèves.

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Les voix divergent en Outaouais, face au projet du ministre de l'Éducation Yves Bolduc, de fusionner les quatre commissions scolaires francophones de la région.

Du côté de la commission scolaire des Draveurs, la nouvelle a été accueillie plutôt favorablement, hier.

«C'est une bonne nouvelle que l'on parle maintenant de fusion, plutôt que d'abolition des commissions scolaires. On ne peut qu'accueillir favorablement une initiative qui va dégager des économies. Ça va nous permettre de faire des gains au niveau des services aux élèves. Avec cette direction d'optimisation des ressources, nous serons en mesure de faire des économies d'échelle. Ça veut donc dire plus d'investissement pour notre mission première, la réussite des élèves», a commenté le président de la commission scolaire des Draveurs, Claude Beaulieu.

Le projet du ministre Bolduc prévoit de réduire de 72 à 46 le nombre de commissions scolaires au Québec. En Outaouais, les quatre commissions scolaires francophones seraient fusionnées en une seule entité qui regrouperait près de 40 000 élèves.

Le son de cloche est différent du côté de la commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais. La présidente éprouve certaines inquiétudes. Cette dernière craint que les fusions puissent créer un déséquilibre en matière de services offerts sur l'ensemble du territoire.

«Avec la fusion, il n'y aurait qu'une seule commission scolaire pour environ 40 000 élèves sur un territoire qui est très vaste et qui comprend des secteurs à la fois ruraux et urbains. Le réel défi va être de maintenir une offre de service équitable dans chacun des établissements d'enseignement. Le défi va être également de maintenir la même qualité de service de proximité partout. Si on fusionne quatre commissions scolaires en une, il ne faut pas qu'on centralise les services», note Johanne Légaré, présidente de la commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais.

Le président de la commission scolaire de Draveurs croit pour sa part que des partenariats entre les commissions scolaires de l'Outaouais ont déjà fait leurs preuves.

«Nous avons déjà eu une forme de fusion entre les commissions scolaires dans la région notamment avec le programme de formation professionnelle et ça fonctionne bien. Je suis ouvert à d'autres partenariats. Mais je ne veux pas me faire imposer le comment par contre», précise Claude Beaulieu.

Le projet de fusion des commissions scolaires du ministre Bolduc prévoit également céder plus de pouvoir aux établissements scolaires.

Sbgauthier@ledroit.com

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