Iracà envisage davantage la fusion que l'abolition

Alexandre Iracà... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Alexandre Iracà

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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Alors que le débat sur l'avenir des commissions scolaires au Québec fait rage, le député de Papineau et ancien président de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV), Alexandre Iracà, reconnaît à l'instar du ministre de l'Éducation Yves Bolduc que le statu quo n'est plus possible. L'abolition «pure et dure» de ces structures administratives ne doit cependant pas être envisagée comme solution, clame-t-il.

Commissaire, puis vice-président et président de la CSCV de 2003 jusqu'à son élection à l'Assemblée nationale en 2012, M. Iracà connaît bien la réalité interne des commissions scolaires. Invité à réagir sur la question par LeDroit, celui-ci a indiqué qu'il préférait de loin l'option de la «fusion» à celle du coup de balai littéral qui flotte dans l'air depuis un certain temps.

«On aura toujours besoin d'une structure qui gère les écoles. Je suis contre l'abolition pure et dure des commissions scolaires. Maintenant, est-ce que nous sommes obligés d'en avoir cinq en Outaouais? Je pense que non. Nous allons regarder sérieusement l'option d'y aller avec moins de commissions scolaires», dit-il. Le député de Papineau estime que le «dédoublement» représente la plus grande tare des commissions scolaires dans l'état actuel des choses. Lorsqu'il siégeait à titre de président à la CSCV, il avait déjà relevé quelques éléments à problème.

Échanges de services

«À l'époque où j'étais à la CSCV, nous avions déjà des échanges de services entre les différentes commissions scolaires. Il y avait une ouverture par exemple au niveau de l'informatique où une personne devait s'occuper de ce secteur pour toute la région. C'est la voie à suivre. Il doit y avoir des services communs pour la région. Ce doit être régional et non en vase clos.»

Quoi qu'il en soit, la formule préconisée pour la réforme devra tenir compte de l'uniformité de la qualité des services dans les écoles, affirme le député de Papineau. «Le jeune doit être capable d'avoir le même service qu'il soit en milieu rural ou urbain. Il faut trouver une bonne formule.»

Rappelons qu'au terme du scrutin de dimanche soir, seulement 4,85% des électeurs ont exercé leur droit de vote. Le ministre Bolduc a affirmé au lendemain de l'élection qu'une révision des commissions scolaires s'imposait. Alexandre Iracà, qui est également l'adjoint parlementaire du ministre de l'Éducation, confirme que des annonces en ce sens seront faites au cours des prochaines semaines.

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