Formation médicale

Partenariat entre l'Ud'O et une université chinoise

Les étudiants Canadiens auront la possibilité de s'ouvrir... (PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE)

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Les étudiants Canadiens auront la possibilité de s'ouvrir à « d'autres façons de faire et d'autres approches », dont la médecine traditionnelle chinoise, tout en s'initiant au mandarin.

PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE

Une délégation de l'Université d'Ottawa s'est envolée vers la Chine afin d'y inaugurer un programme conjoint de formation médicale, vendredi.

Des futurs médecins Chinois et Canadiens profiteront de ce partenariat avec l'Université Jiao-Tong, à Shanghai, une mégapole de 23 millions d'habitants, pour effectuer des stages de formation. De ce partenariat découleront des échanges de connaissances et des recherches communes.

C'est la première fois qu'une université chinoise adopte un programme de médecine d'une institution Nord américaine.

Les cours débuteront pour 30 étudiants chinois à l'automne 2016.

Le doyen de la Faculté de médecine de l'Université d'Ottawa, le Dr Jacques Bradwejn, soutient que les avantages pour les deux universités sont multiples.

« C'est une université très cotée et bien connue, affirme-t-il, faisant remarquer au passage que l'Université d'Ottawa a été préférée dans cette initiative à de grandes universités américaines. Ce partenariat va nous permettre d'augmenter notre capacité pour faire de la recherche. »

L'Université d'Ottawa compte profiter de ce « projet pilote » pour ensuite créer des partenariats avec d'autres régions en Chine ou en Asie.

Grand volume de patients

Grâce au volume important de patients que reçoivent les hôpitaux chinois, les étudiants et chercheurs canadiens approfondiront leurs connaissances des cas complexes plus rapidement qu'au Canada. La formation en milieu hospitalier se déroulera essentiellement à l'hôpital Renji, le premier hôpital de type occidental, fondé à Shanghai en 1844.

« Si on parle de transplantation de foie, ils font 10 fois plus, là-bas, explique M. Bradwejn. Ça permet aux étudiants d'apprendre des techniques beaucoup plus rapidement. »

L'université chinoise, de son côté, aura l'occasion d'introduire ses étudiants par le biais de stages au Canada à la médecine familiale de première ligne, très peu développée en Chine.

Les étudiants Canadiens auront la possibilité de s'ouvrir à « d'autres façons de faire et d'autres approches », dont la médecine traditionnelle chinoise, tout en s'initiant au mandarin.

« C'est l'amorce d'un partenariat significatif et historique qui, en plus d'élargir nos horizons internationaux, permettra aux étudiants canadiens et chinois de s'initier à la pratique de la médecine dans une autre culture », affirme le recteur de l'Université d'Ottawa, Allan Rock.

Le Dr Bradwejn espère également retirer des échanges l'apprentissage de nouvelles techniques d'éducation.

La création d'un programme conjoint de formation n'est qu'un début. D'autres partenariats entre les hôpitaux d'Ottawa et de Shanghai sont dans les cartons.

Les échanges sont d'ailleurs bien entamés.

Le Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario (CHEO) doit signer une entente avec l'hôpital Xinhua en présence de la première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, la semaine prochaine.

Le CHEO souhaite vendre son logiciel mis au point pour créer BORN, le registre provincial qui réunit les données sur les grossesses et les naissances.

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