En attente d'une étude de faisabilité

Le président de l'Assemblée de la francophonie de... (Alix Forgeot, collaboration spéciale)

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Le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, Denis Vaillancourt (à droite), en discussion avec des participants aux États généraux sur le postsecondaire.

Alix Forgeot, collaboration spéciale

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Alix Forgeot
Le Droit

(Toronto) Avant de s'accorder sur un système précis d'université de langue française en Ontario, il faut commander une étude de faisabilité.

C'est ce qui ressort du sommet provincial des États généraux sur le postsecondaire en Ontario français qui s'est terminé hier, à Toronto, en présence de 150 participants.

«Le groupe a trouvé un mandat pour notre université [...]. On en connaît les piliers, on sait qu'on veut une université franco-ontarienne. Reste à savoir comment on y arrive. Je pense que c'est l'étude de faisabilité qui va démontrer quel modèle d'université on va choisir», explique Geneviève Latour, la coprésidente du Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO), organisme qui chapeautait l'événement à Toronto en partenariat avec l'Assemblée de la francophonie en Ontario (AFO) et la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO).

Ces organismes souhaitent ainsi faire appel à des experts pour établir les options nécessaires à la création d'une gouvernance universitaire par et pour les francophones.

Projet de société

L'enjeu est de taille puisqu'il s'agit de créer un «projet de société», comme le rappelle Denis Vaillancourt, le président de l'AFO.

«C'est assurer la pérennité de notre langue et de ses cultures diversifiées. Nous nous sommes donné des écoles secondaires, nous avons créé du leadership, il est tout à fait normal qu'on complète ce système d'éducation avec une institution qui serait vraiment la nôtre. Il est plus que temps de se donner cette institution qui sera à notre image, à votre image, qui respirera ce que nous sommes», d'insister M. Vaillancourt.

Le mandat est tout trouvé: il s'agira de transmettre un savoir représentatif de «la réalité franco-ontarienne», mais qui «se projette dans l'universel», selon le RÉFO.

Pour y parvenir, les différents acteurs de ce projet vont devoir viser une clientèle comprenant non seulement les Franco-Ontariens, mais aussi les autres Franco-Canadiens, les immigrants et les francophiles.

Le RÉFO, l'AFO et la FESFO devraient se retrouver prochainement pour une dernière consultation publique afin de déterminer plus précisément les objectifs retenus lors de ce sommet.

Le Regroupement étudiant franco-ontarien s'engage à porter le projet jusqu'au bout.

Pour parvenir à leurs fins, les jeunes, appuyés par les enseignants, les experts, les conseillers scolaires et les autres membres de la communauté franco-ontarienne favorables à une université de langue française, vont devoir rester solidaires et optimistes, à l'image de la présidente de la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne.

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