L'idée d'une université franco-ontarienne rassemble

Sylvie Lamoureux, professeure à l'Institut des langues officielles... (Alix Forgeot, collaboration spéciale)

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Sylvie Lamoureux, professeure à l'Institut des langues officielles et au bilinguisme à l'Université d'Ottawa, débat avec des étudiants.

Alix Forgeot, collaboration spéciale

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Alix Forgeot
Le Droit

(Toronto) Les réactions étaient très positives à l'issue des États généraux sur l'éducation postsecondaire en Ontario tenus ce week-end, à Toronto.

Rolande Faucher, une militante qui a travaillé pendant plus de trente ans en tant que recherchiste en matière de langues officielles, a utilisé l'image d'un ballon pour représenter ce projet d'université de langue française: «Le ballon du dossier se promène depuis plus d'un an et trois organismes assument la responsabilité de le porter. Il faut faire en sorte qu'il arrive à bon port pour achever ce qui a été commencé en 1910 avec le développement des conseils scolaires», a-t-elle déclaré.

Selon le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, le projet d'université franco-ontarienne a un avenir. Denis Vaillancourt a repris l'image de Mme Faucher en indiquant que «le ballon est bien en main, il se définit d'avantage, il s'en va dans une direction et il est porté par la jeunesse».

Le Commissaire aux services en français de l'Ontario, François Boileau, venu à ce sommet provincial en tant qu'observateur, appuie les propos de M. Vaillancourt. Selon lui, la communauté francophone «a pris les moyens de se questionner, d'analyser les pour et les contre et c'est le constat qui va ressortir qui sera le bon», a-t-il indiqué.

«C'est envoyer un message fort aux institutions qui devront mettre en oeuvre des solutions pratiques et viables pour assurer l'avenir de la communauté francophone».

Sylvie Lamoureux, professeure à l'Institut des langues officielles et au bilinguisme à l'Université d'Ottawa, est également très satisfaite des conclusions de ce sommet provincial: «Il y a des plans auxquels on rêve depuis longtemps qui vont se réaliser. Il va falloir trouver des solutions multiples et complexes qui répondent aux besoins de la communauté. C'est une action qui commence», a-t-elle lancé.

Geneviève Latour, coprésidente du Regroupement étudiant franco-ontarien, estime que ces États généraux ont marqué une étape de plus dans l'histoire de la communauté francophone ontarienne: «Cette fin de semaine, on a écrit une nouvelle page de notre histoire, une histoire qui a pris ses racines il y a quatre siècles et qui va se poursuivre, nous l'espérons, pour un autre 400 ans!»

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