Un pas de plus vers l'université franco-ontarienne

Discussions lors du passage à Ottawa des États... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

Agrandir

Discussions lors du passage à Ottawa des États généraux sur le postsecondaire en Ontario français, l'automne dernier.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

On en parle depuis plusieurs mois, c'est ce week-end que le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) conclut son processus de consultation qui mènera au plan d'action pour l'obtention d'une université franco-ontarienne.

À Toronto, étudiants, professeurs, conseillers scolaires et autres membres de la communauté franco-ontarienne sont rassemblés, jusqu'à dimanche, pour le Sommet provincial des États généraux sur le postsecondaire en Ontario français.

D'ores et déjà, on sait que le statu quo est inacceptable pour les Franco-ontariens en enseignement universitaire, comme le rappelle la coprésidente du RÉFO, Geneviève Latour. Selon elle, il est clair que la communauté francophone minoritaire veut prendre les rênes d'une institution universitaire.

«Le sujet de l'heure, c'est la gouvernance. C'est ce qui va occuper la majorité des discussions», dit-elle.

Le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO), Denis Vaillancourt, partage la vision de Mme Latour. Pour lui, les gens rassemblés le sont pour répondre à une seule question: quand le gouvernement ontarien approuvera la création d'une université franco-ontarienne, de quoi aura l'air cette institution?

Aucun parti pris

Le RÉFO présentera le résultat de ses entrevues, de ses recherches et de ses consultations dans la population. Différents scénarios seront proposés aux participants du Sommet.

Selon Geneviève Latour, aucune de ces recommandations ne sera défendue par le Regroupement. Elle préfère laisser la communauté identifier son option favorite.

Même son de cloche chez Denis Vaillancourt, il se ralliera au choix des participants du Sommet. Par contre, il ne cache pas certains aspects essentiels pour lui.

«Pour nous à l'AFO, la gouvernance, ça veut dire avoir accès aux finances nécessaires, gérer nos activités académiques et les programmes qu'on veut choisir, administrer l'institution, accéder à des installations physiques [...] et gérer l'expérience francophone pour les étudiants», affirme-t-il.

M. Vaillancourt voit également d'un bon oeil l'idée d'avoir une université avec de multiples campus. Selon lui, il faudrait que l'institution ait un pied à terre dans trois lieux stratégiques dans les régions du nord, du centre-sud et de l'est de l'Ontario.

Partager

À lire aussi

  • Pierre Jury | Prudence

    Pierre Jury

    Prudence

    Le besoin d'une université exclusivement de langue française en Ontario paraît évidente pour plusieurs depuis longtemps. De fait, les arguments qui... »

  • Université francophone: l'engagement de Wynne demandé

    Politique

    Université francophone: l'engagement de Wynne demandé

    Trois organismes franco-ontariens se sont exprimés en faveur de la création d'une université de langue française indépendante en Ontario pour 2018. »

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer