Les cas de plagiat ont doublé à l'UQO

Depuis 2005, 593 étudiants ont dû s'expliquer devant... (Patrick Woodbury, archives LeDroit)

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Depuis 2005, 593 étudiants ont dû s'expliquer devant le comité de discipline de l'UQO.

Patrick Woodbury, archives LeDroit

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Copier-coller de sites Web, falsifications de documents, collusion pour obtenir des corrigés d'évaluation et substitution d'une personne à un examen. Il n'y a pas qu'à l'Université d'Ottawa où l'on triche. La fraude scolaire traverse la rivière. Depuis 2010, les cas de plagiat ont doublé à l'Université du Québec en Outaouais (UQO).

Le comité de discipline de l'UQO est d'ailleurs de plus en plus sollicité.

Des statistiques obtenues par LeDroit en vertu de la Loi sur l'accès à l'information démontrent que 593 étudiants y ont comparu depuis 2005, dont plus de la moitié au cours des trois dernières années.

Composé de deux professeurs, de deux chargés de cours, de deux étudiants, du doyen des études et d'un cadre, le comité est chargé de faire la lumière sur toutes les dénonciations de plagiat.

Depuis 2005, la très grande majorité des étudiants mal intentionnés ont écopé d'un échec pour leur geste. Le comité a tout de même émis un total de 59 suspensions d'au moins un trimestre. De ce nombre, 13 étudiants ont été exclus du campus pour plus de deux ans. Certains, vraisemblablement des récidivistes, ont même été exclus jusqu'à une période de cinq ans.

« L'UQO, depuis quelques années, a mis sur pied son comité sur l'intégrité dans les études et la prévention du plagiat. C'est pour faire prendre conscience à tous de l'importance des conséquences de ce que représente le plagiat », explique le directeur des communications et du recrutement par intérim de l'institution, Gilles Mailloux.

Différentes initiatives ont été créées, en amont, pour tenter de freiner ce fléau.

Cela n'a cependant pas empêché l'UQO de connaître une année record en terme de fraude scolaire en 2013, avec 106 cas répertoriés.

En scrutant les documents, on s'aperçoit rapidement que la nature des cas de plagiat est aussi diversifiée que l'imagination de ses auteurs.

Très en vogue dans la plupart des collèges et universités, les cas de tricherie liés au copier-coller de renseignements sur le Web trônent au sommet du palmarès. À ce chapitre, l'UQO n'échappe pas à la tendance générale.

Certains étudiants sont par contre plus créatifs qu'ailleurs. Depuis 2005, des tricheurs se sont fait prendre à falsifier des relevés de notes, à falsifier la signature d'un chargé de cours et à falsifier des données de rapport de stage.

Un autre, plus téméraire, a été suspendu pour quatre trimestres après avoir été impliqué dans une substitution de personnes lors d'un examen.

Au fil des ans, des étudiants ont aussi été trouvés coupables de collusion pour obtenir à l'avance les réponses à une évaluation ou pour avoir copié de l'information provenant de l'ordinateur ou des courriels d'autres étudiants.

Finalement, certains étudiants, visiblement plus paresseux, se sont plagiés eux-mêmes, en remettant le même travail dans plusieurs cours.

Avec William Leclerc

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