L'université franco-ontarienne se fait toujours attendre

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Majoritaires jusqu'au tournant des années 1970 à l'Université d'Ottawa, les francophones comptent aujourd'hui pour moins du tiers de la population étudiante.

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Philippe Orfali
Le Droit

Les Franco-Ontariens ont obtenu leurs écoles secondaires françaises en 1968. Vingt ans plus tard, ils prenaient possession de leur premier collège. Leurs conseils scolaires datent de 1 998. Mais l'université, elle, leur échappe toujours.

Les Acadiens sont près de 250 000 au Nouveau-Brunswick. Une université unilingue francophone y a ouvert ses portes il y 50 ans. Les communautés francophones du Manitoba, de la Nouvelle-Écosse et même de l'Alberta ont leurs propres établissements universitaires. Un modèle sur lequel ne peuvent toujours pas compter les quelque 600 000 francophones de la province la plus prospère de la fédération.

L'Université d'Ottawa, Saint-Paul, Laurentienne et d'autres dispensent des formations en français. Mais de l'avis de plusieurs, à commencer par le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO), qui parle au nom d'environ 22 000 étudiants de langue française, ces campus constituent d'abord et avant tout des foyers d'assimilation.

« La communauté franco-ontarienne demeure aux prises avec un modèle (universitaire) qui a été élaboré au tournant des années 1960, à une époque où la légitimité des écoles primaires francophones n'avait toujours pas été reconnue », illustre Alain Dupuis, le coordonnateur général du RÉFO. L'organisme a lancé cet automne un exercice de consultation sur le postsecondaire en Ontario français, dont le dernier forum se déroule ce week-end, au collège La Cité. Constat des cinq premières consultations, menées aux quatre coins de la province : plus que jamais, les jeunes Franco-Ontariens exigent la création d'une institution universitaire unilingue de langue française. Une université avec un campus physique et pas que virtuel. Un lieu où ils pourront étudier, vivre, échanger dans leur langue.

Autrefois majoritaires à l'Ud'O

Majoritaires jusqu'au tournant des années 1970 à l'Université d'Ottawa, les francophones comptent aujourd'hui pour moins du tiers de la population étudiante. L'établissement s'est fixé, en 2005, l'objectif de faire passer au tiers de sa population la proportion de francophones. L'atteinte de cet objectif a été repoussée plus d'une fois. C'est maintenant en 2020 que « l'université canadienne » espère atteindre sa cible.

Un cas, parmi tant d'autres, qui illustre à quel point il est primordial pour le plus important groupe francophone minoritaire du pays de se doter d'une université, croit M. Dupuis.

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