Études postsecondaires: les Franco-Ontariens pensent à l'avenir

Alain Dupuis, coordonnateur général du RÉFO, aimerait voir... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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Alain Dupuis, coordonnateur général du RÉFO, aimerait voir des stratégies concrètes pour augmenter la proportion de francophones qui étudient dans leur langue.

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Philippe Orfali
Le Droit

La caravane des États généraux du postsecondaire franco-ontarien s'arrête samedi à Ottawa. L'ultime consultation publique - la sixième, après Timmins, Sudbury, Toronto, Windsor et Thunder Bay - se déroule toute la journée au collège La Cité.

Près de 200 personnes ont déjà annoncé qu'ils prendraient part à ce forum. L'objectif : clarifier les aspirations des Franco-Ontariens à l'égard de la formation collégiale et universitaire de langue française.

La création d'une université franco-ontarienne, la désignation de l'Université d'Ottawa en vertu de la Loi sur les services en français, la bonification de la formation postsecondaire dans le centre-sud-ouest : autant de questions doivent être débattues, tout au long de la journée.

Les consultations se déroulent de 9 h à 17 h et sont ouvertes au grand public.

« Ça fait 25 ans qu'on a nos collèges, 15 ans qu'on a nos conseils scolaires francophones. Mais nous n'avons toujours pas notre université », expose Alain Dupuis, le coordonnateur général du Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO), qui coordonne l'exercice, l'un des plus importants jamais mené en Ontario français.

La question en est une d'équité par rapport à la majorité anglophone, dit-il.

Sous-représentation

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : seuls de 51 à 60 % des élèves des écoles franco-ontariennes choisissent d'étudier en français en Ontario une fois leur diplôme du secondaire en poche. Des données qui varient drastiquement d'une région à l'autre.

En outre, les francophones sont sous-représentés à l'université, et surreprésentés au palier collégial et dans les formations professionnelles, selon diverses études.

Le gouvernement ontarien a confirmé le mois dernier qu'il investira 14,5 millions de dollars afin de bonifier l'offre de programmes postsecondaires en français à Toronto, un premier investissement qui pourrait être suivi d'autres.

Mais les États généraux souhaitent aller au-delà de ce plan régional.

« Ce qu'on souhaite voir, ce sont des stratégies concrètes pour augmenter la proportion de [francophones] qui étudient dans leur langue », dit M. Dupuis.

Après l'arrêt d'Ottawa, le RÉFO prévoit tenir, l'an prochain, un Sommet provincial, qui servira à établir les grandes lignes d'un plan d'action communautaire pour la prochaine décennie.

« La discussion portera sur les façons de maximiser l'offre de programmes de qualité en français en bâtissant sur nos acquis, tout en explorant de possibles structures de gouvernance qui permettraient aux francophones de l'Ontario de gérer leurs programmes universitaires », ajoute M. Dupuis.

Déjà, le collège Boréal a signifié, au printemps dernier, son intérêt à offrir des formations universitaires en plus des diplômes collégiaux qu'il offre déjà.

À l'image des universités Ryerson, à Toronto, ou de Saint-Boniface, au Manitoba, Boréal pourrait entamer une transition qui la verrait offrir, à terme, une vaste gamme de programmes universitaires.

Les Franco-Ontariens ont à l'heure actuelle accès à seulement 36 % des programmes postsecondaires dans la région de l'est de la province, 33 % dans le Nord ontarien et 3 % dans la région du centre-sud-ouest.

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