«Le moment est venu», disent les étudiants francos

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Réunis à Sudbury dans le cadre du premier Forum étudiant de l'Ontario français, organisé par le RÉFO, des étudiants provenant des quatre coins de la province ont décrété qu'il était temps d'agir.

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La création d'une université francophone en Ontario est plus que jamais dans la mire des étudiants franco-ontariens.

Réunis à Sudbury dans le cadre du premier Forum étudiant de l'Ontario français, organisé par le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO), des étudiants provenant des quatre coins de la province ont décrété qu'il était temps d'agir. «Tous ensemble - et de façon unanime -, nous avons déclaré que ce n'est plus le temps de consulter et de se poser la question; le moment est venu de passer à l'action», a affirmé la coprésidente du RÉFO, Geneviève Latour, au sortir du sommet.

Les membres de l'organisation étudiante créée en octobre 2009 comptent faire une demande d'audience dès cette semaine dans le but de rencontrer la nouvelle première ministre Kathleen Wynne ou son ministre de l'Éducation, qui devrait être nommé aujourd'hui.

«La première étape est d'en discuter avec le gouvernement pour savoir où il se positionne, explique MmeLatour. L'idée, c'est d'ouvrir le dialogue et de partager nos objectifs pour travailler ensemble. On aimerait avoir eu cette première rencontre d'ici un mois.»

Les représentants de l'association profiteront de la rencontre pour annoncer au gouvernement son intention d'organiser au printemps 2014 des états généraux sur l'enseignement supérieur en français en Ontario. Une tournée régionale réalisée l'automne prochain aura auparavant jeté les bases de la réflexion et doté les étudiants d'une «vision commune».

Gagner l'appui du public

Pour convaincre la population et la société civile de mettre l'épaule à la roue, les membres du RÉFO martèleront quelques-unes des statistiques «aberrantes» qui reflètent l'assimilation galopante des francophones à la majorité anglophone en Ontario.

«Il faut sensibiliser la population ontarienne sur le sujet, estime MmeLatour. Seulement 20% des programmes universitaires sont offerts en français. On perd jusqu'à 78% des élèves du secondaire, qui décident de poursuivre en anglais. Une université franco-ontarienne peut vraiment être une solution à tout ça. Je pense que c'est un droit qu'on se doit de revendiquer en tant que Franco-Ontarien.»

Rappelons que le Regroupement étudiant franco-ontarien a déjà obtenu l'appui de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO) dans ses démarches.

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