Journée de confusion dans des écoles d'Ottawa

La Fédération des enseignants de l'élémentaire de l'Ontario... (Aaron Vincent Elkaim et Michelle Siu, La Presse Canadienne)

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La Fédération des enseignants de l'élémentaire de l'Ontario (FEEO), le syndicat qui représente quelque 75 000 éducateurs dans la province, a décidé d'annuler sa «journée de protestation politique» après la décision de la CRTO.

Aaron Vincent Elkaim et Michelle Siu, La Presse Canadienne

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Des dizaines de milliers de parents et d'élèves se sont réveillés dans la confusion, vendredi. Les écoles élémentaires publiques anglophones d'Ottawa étaient finalement ouvertes, après que la Commission des relations de travail de l'Ontario (CRTO) eut tranché, aux petites heures du matin, qu'une journée de grève des enseignants serait illégale.

La Fédération des enseignants de l'élémentaire de l'Ontario (FEEO) a décidé d'annuler sa «journée de protestation politique» à la dernière minute, provoquant de la confusion dans plusieurs conseils scolaires publics anglophones, dont celui d'Ottawa, qui avaient déjà décidé d'annuler les cours pour la journée.

L'Ottawa-Carleton District School Board (OCDSB) a annoncé la réouverture de ses écoles élémentaires peu après 7h30. Il était déjà trop tard pour le transport scolaire. Des activités supervisées ont donc remplacé les cours réguliers dans une centaine d'écoles de la capitale. «Nous reconnaissons à quel point (la situation) est frustrante et nous nous excusons pour la confusion», a écrit le conseil scolaire sur Twitter, vendredi matin.

À la grandeur de la province, plus de 75000 enseignants ont pris le chemin du travail, et non des lignes de piquetage. «Nous respectons la décision de la CRTO et nous nous y conformons», a déclaré Sam Hammond, président de la FEEO. «Nous ne croyions pas qu'il s'agissait d'une grève illégale, à comparer à d'autres protestations politiques à l'égard du gouvernement dans le passé».

«Un refus de la part des enseignants de travailler le 11 janvier 2013 dans un effort concerté pour perturber l'enseignement dans les écoles élémentaires de l'Ontario constituerait une grève illégale», a conclu Bernard Fishbein, président de la CRTO, dans un jugement rendu vers 4h, vendredi, après une douzaine d'heures d'audiences.

Le syndicat se serait exposé à des amendes salées s'il n'avait pas mis un frein au mouvement de grève.

«La menace de ces moyens de pression a plongé de nombreuses jeunes familles dans l'incertitude. La bonne nouvelle, à présent, c'est que tout le monde y voit plus clair», a déclaré le premier ministre Dalton McGuinty lors d'un point de presse, vendredi.

Les libéraux à Queen's Park ont eu recours à la loi spéciale 115 pour imposer de nouveaux contrats de travail à plus de 145000 enseignants, le 3 janvier, trois jours après la date butoir pour la ratification d'ententes négociées. Ces enseignants ont vu leurs salaires gelés et leur droit de grève suspendu jusqu'au 31 août 2014.

En décembre, la FEEO avait voté à 92% en faveur d'une «journée de protestation politique» au cas où le gouvernement aurait recours à la loi 115 pour imposer de nouveaux contrats de travail. Le syndicat n'exclut pas d'autres manifestations légales, notamment devant les bureaux de députés libéraux. «On ne peut pas faire comme si de rien n'était dans le secteur de l'éducation», a exhorté M. Hammond.

À la lumière du jugement de la CRTO, la Fédération des enseignants des écoles secondaires de l'Ontario (FEESO), à laquelle sont rattachés certains employés de soutien des écoles francophones, a renoncé à une journée de grève qui devait avoir lieu le 16 janvier.

Les enseignants des écoles catholiques anglophones et des écoles francophones s'étaient entendus avec Queen's Park avant l'adoption de la loi 115, l'été dernier.

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