L'Ontario impose de nouveaux contrats à ses enseignants

La ministre ontarienne de l'Éducation, Laurel Broten.... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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La ministre ontarienne de l'Éducation, Laurel Broten.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Le gouvernement de l'Ontario est intervenu avec tout le poids de la loi spéciale 115, jeudi matin, imposant de nouveaux contrats de travail de deux ans à tous les groupes d'enseignants n'ayant pas encore réussi à s'entendre avec leur conseil scolaire respectif.

 

 

 

 

Tous les enseignants et employés de soutien des conseils scolaires de l'Ontario verront leurs salaires gelés et leur droit de grève suspendu jusqu'au 31 août 2014. Ils perdront pour de bon le privilège d'accumuler leurs congés de maladie et de les monnayer en fin de carrière.

Les syndiqués de l'enseignement avaient jusqu'au 31 décembre 2012 pour ratifier de nouveaux contrats de travail.

«Nos enseignants comptent toujours parmi les enseignants les mieux payés au Canada et leurs avantages sociaux restent généreux. L'enseignement continue d'être une carrière enrichissante pour des milliers de professionnels dévoués, et nous continuons d'investir dans les jeunes enseignantes et enseignants et de récompenser leur rendement scolaire et leur expérience», a déclaré Laurel Broten, ministre de l'Éducation.

Mme Broten a dit n'avoir «aucun autre choix» que d'imposer de nouvelles ententes, après 10 mois de négociations infructueuses avec les 60000 membres de la Fédération des enseignants de l'élémentaire de l'Ontario (FEEO) et leurs 75000 collègues de la Fédération des enseignants des écoles secondaires de l'Ontario (FEESO).

Les enseignants des écoles publiques anglophones de l'Ontario ont organisé des grèves d'un jour dans les écoles élémentaires et des grèves du zèle dans les écoles secondaires, l'automne dernier.

L'imposition de nouveaux contrats de travail dénouera une impasse de plusieurs mois entre l'Association des enseignants franco-ontariens (AEFO) et les 12 conseils scolaires francophones de la province. Les enseignants francophones avaient négocié un accord directement avec le gouvernement, avant l'adoption de la loi 115. Les conseils scolaires, ulcérés d'avoir été «mis de côté», refusaient de parapher le document.

L'Ontario English Catholic Teachers' Association (OECTA) et les employés de soutien sont parvenus à s'entendre avec le gouvernement et les conseils scolaires avant la date butoir du 31 décembre.

Dans une lettre ouverte, mercredi, le premier ministre Dalton McGuinty avait une fois de plus exhorté les syndiqués de l'enseignement à faire leur part pour «maîtriser un déficit persistant» de 14,4 milliards $. Les économies liées à la loi 115 sont chiffrées à 2 milliards $ sur deux ans.

Jeudi, Mme Broten s'est dite prête à révoquer la Loi donnant la priorité aux élèves - ou loi 115 - dès que les nouveaux contrats de travail seront ratifiés. Il s'agirait là d'un «signe de la bonne volonté» du gouvernement, selon elle. Rappelons que la FEEO et la FEESO contestent la constitutionnalité de cette loi spéciale devant la Cour supérieure de l'Ontario.

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