Caza appuie Toronto et dénonce l'hésitation de l'Université d'Ottawa

«L'Université dit qu'elle est prête à s'engager envers... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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«L'Université dit qu'elle est prête à s'engager envers les Franco-Ontariens, mais seulement pour quatre ans», résume Me Caza.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Les mesures d'exception que tentait d'obtenir l'Université d'Ottawa dans le dossier de sa désignation en vertu de la Loi sur les services en français ne tiennent pas la route et la province a bien fait d'y opposer une fin de non-recevoir, estime l'avocat ayant mené l'offensive judiciaire pour sauver l'Hôpital Montfort.

Me Ronald Caza ne passe pas par quatre chemins. «Comme membre de la communauté franco-ontarienne, je vois l'hésitation de l'Université de s'engager pleinement envers la communauté, et je trouve ça dérangeant», a-t-il confié jeudi.

L'avocat de renom, expert de la question des droits linguistiques, avait notamment invoqué la Loi sur les services en français devant les tribunaux, à la fin des années 1990, lorsque le gouvernement provincial d'alors avait tenté de transformer l'hôpital francophone en clinique.

Après des années de valse-hésitation, l'Université d'Ottawa a demandé l'été dernier à ce que certains de ses programmes de premiers cycles offerts en français soient protégés en vertu de cette loi, mais avec un bémol de taille: elle souhaitait pouvoir modifier tous les quatre ans la liste de programmes visés. Une demande rejetée par Queen's Park.

La loi a pourtant comme objectif de garantir la pérennité des services offerts à la minorité francophone de l'Ontario.

«L'Université dit qu'elle est prête à s'engager envers les Franco-Ontariens, mais seulement pour quatre ans, résume MeCaza. Elle cherche des compromis parce qu'elle n'est pas prête à s'engager comme il se doit envers la communauté franco-ontarienne. Elle hésite à prendre de vrais engagements», a-t-il déploré.

Rappelons que «l'université canadienne» suggérait de protéger l'ensemble de ses services administratifs, de même que certains programmes de premier cycle pouvant être suivis en totalité en français, excluant ainsi toute protection pour les programmes de maîtrise ou de doctorat.

Un cas unique

Le cas de l'Université d'Ottawa est unique parmi les établissements postsecondaires francophones ou bilingues de la province ayant demandé la désignation, depuis un an. Les universités Laurentienne, Hearst et St-Paul n'ont pas tenté d'inclure un processus périodique de modification de la protection.

L'Université Laurentienne de Sudbury n'a pas non plus jugé nécessaire d'exclure les programmes de 2e et 3e cycles, a souligné hier le recteur Dominic Giroux.

«Ce qu'on a retenu de notre processus de désignation, c'était que c'est une protection à long terme. On regarde les 20-30 prochaines années plutôt que de se demander ce qui sera offert demain ou après-demain», a-t-il exposé.

M.Giroux estime que son établissement disposera de la liberté nécessaire pour modifier ses programmes mêmes si ceux-ci tombent sous la protection de la Loi.

Le recteur de l'Université d'Ottawa, Allan Rock, n'a pas donné suite à nos demandes d'entrevue au cours des derniers jours.

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