Des enseignants d'Ottawa en grève

Dalton McGuinty a une fois de plus exhorté... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Dalton McGuinty a une fois de plus exhorté les enseignants à abandonner leurs moyens de pression et laisser les tribunaux décider de la constitutionnalité de la loi 115.

Étienne Ranger, LeDroit

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Les enseignants des écoles élémentaires publiques anglophones d'Ottawa sont sur les lignes de piquetage pour la première fois depuis plus d'une décennie, mercredi, pour dénoncer la loi spéciale 115 qui gèlera sous peu leurs salaires et suspendra leur droit de grève, et ce, pour les deux prochaines années.

Dès l'aube, des centaines d'enseignants scandaient des slogans de solidarité et brandissaient des affiches dénonçant la loi 115 devant une soixantaine d'écoles dans la capitale, devant les bureaux de leur conseil scolaire et devant les bureaux des députés provinciaux de la région. Des parents et des élèves manifestaient avec eux.

Toutes les écoles élémentaires de l'Ottawa-Carleton District School Board (OCDSB) étaient fermées pour la journée.

«Ce n'est pas seulement une question de salaires. Le véritable enjeu, c'est notre droit de négocier. Nous avons des idées pour rendre le système d'éducation plus efficace. Nous travaillons sur le terrain tous les jours», a partagé au Droit l'enseignante Danielle Fontaine, de l'école élémentaire publique de la rue Elgin.

Une vingtaine d'enseignants arpentaient les trottoirs autour de l'école de la rue Elgin, à l'angle de la rue Gilmour, mercredi matin. Leurs collègues de l'école alternative Lady-Evelyn manifestaient à leurs côtés.

La Fédération des enseignants de l'élémentaire de l'Ontario (FEEO) prévoit des grèves d'un jour dans chaque conseil scolaire public anglophone de la province d'ici l'entrée en vigueur de la loi 115, le 31 décembre. Ce jour-là, le gouvernement libéral de Dalton McGuinty imposera de nouveaux contrats de travail à tous les groupes d'enseignants et d'employés de soutien qui n'auront pas réussi à s'entendre avec leur conseil scolaire respectif.

Mardi, M. McGuinty a une fois de plus exhorté les enseignants à abandonner leurs moyens de pression et laisser les tribunaux décider de la constitutionnalité de la loi 115.

La Fédération des enseignants des écoles secondaires de l'Ontario (FEESO) fait elle aussi pression sur Queen's Park pour invalider la loi 115. Ses membres boycottent des activités parascolaires, notamment.

Mercredi, le candidat à la chefferie libérale Gerard Kennedy a suggéré à Queen's Park de ne pas imposer de nouveaux contrats de travail aux enseignants d'ici à ce que le clan McGuinty ait nommé un successeur à son chef démissionnaire, fin janvier. L'aspirant chef, ex-ministre de l'Éducation de 2003 à 2006, a aussi demandé aux enseignants de mettre en veilleuse leurs moyens de pression.

«Cette dispute est en pleine envolée au détriment des élèves. Nous ne pouvons pas nous permettre la perte de la foi du public dans le système d'éducation publique et une réduction de la bonne volonté dans notre système d'éducation», a déclaré M. Kennedy.

Rappelons que les membres de l'Association des enseignants franco-ontariens (AEFO) sont d'accord avec la loi 115 et n'attendent plus que l'imposition de nouveaux contrats pour dénouer une impasse avec leurs conseils scolaires. Les enseignants des écoles catholiques anglophones, signataires d'une entente-cadre avec le gouvernement, se sont pour la plupart entendus avec leurs conseils scolaires.

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