Des enseignants rejettent leur entente de principe

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Les enseignants des écoles secondaires publiques anglophones d'Ottawa ont déchiré une entente de principe avec leur employeur, dimanche, alléguant que la ministre de l'Éducation de l'Ontario, Laurel Broten, a tenté de modifier le document avant sa ratification.

L'entente de principe devait d'abord être approuvée par le ministère de l'Éducation, puis ratifiée par les syndiqués de la section locale 25 de la Fédération des enseignants des écoles secondaires de l'Ontario (FEESO) et la direction de l'Ottawa-Carleton District School Board (OCDSB). À la demande du syndicat, le vote de ratification a été annulé.

Les enseignants des écoles secondaires de l'OCDSB avaient mis fin à leurs moyens de pression, le 22 novembre, après avoir conclu une entente de principe avec leur employeur. On s'attend à ce qu'ils recommencent leur grève du zèle des deux derniers mois, alors qu'ils refusaient d'assister à des réunions, d'administrer des tests de rendement et de prendre part à des activités parascolaires.

La semaine dernière, la FEESO a suspendu toutes ses négociations avec les conseils scolaires publiques anglophones de la province, afin de protester contre le rejet par le ministère de l'Éducation «d'un certain nombre d'ententes de principe négociées localement» qui n'auraient pas suffisamment respecté l'esprit de la loi spéciale 115. Le Ministère aurait aussi tenté de modifier certaines ententes dites «fonctionnelles», comme celle d'Ottawa, selon le syndicat.

Rappelons que le gouvernement libéral de Dalton McGuinty a eu recours à une loi spéciale pour geler les salaires et suspendre le droit grève des enseignants pour les deux prochaines années. De nouveaux contrats de travail seront imposés à tout groupe d'enseignants et d'employés de soutien qui n'aura pas réussi à s'entendre avec son conseil scolaire d'ici le 31 décembre.

«Avec sa loi 115, ce gouvernement a fait faux bond aux travailleurs de l'éducation et à tous les citoyens de notre province. Il n'a réussi qu'à créer un chaos, du mécontentement et un environnement de non-respect à l'égard des enseignants et des employés de soutien (des conseils scolaires) de l'Ontario», a fustigé Ken Coran, président de la FEESO, dans un communiqué.

La reprise des hostilités du côté de la FEESO coïncide avec le début des moyens de pression des enseignants de l'élémentaire, lundi. La Fédération des enseignants de l'élémentaire de l'Ontario (FEEO) appelle elle aussi ses membres au boycott de réunions et d'activités parascolaires et n'écarte pas la possibilité de grèves d'un jour, moyennant un préavis de 72 heures.

De passage à Ottawa, vendredi, Mme Broten a dit suivre la situation «de très près» et s'est dit prête à intervenir avec tout le poids de la loi 115 si les moyens de pression des enseignants mettent la sécurité des élèves en danger.

De son côté, l'Association des enseignants franco-ontariens (AEFO) demande au ministère de l'Éducation d'imposer immédiatement de nouveaux contrats de travail à ses membres afin de dénouer l'impasse avec les conseils scolaires francophones. Le syndicat s'est entendu directement avec le gouvernement provincial, en août. Or, choqués d'avoir été exclus de cette négociation, les conseils scolaires francophones refusent de ratifier de nouveaux contrats.

Le syndicat des enseignants des écoles catholiques anglophones s'était lui aussi entendu directement avec le gouvernement, avant de négocier avec les conseils scolaires. Ces négociations ont mené à la ratification de nouveaux contrats de travail, sans aucune embûche.

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