Roger Guindon porté à son dernier repos

Famille, amis et collègues ont assisté aux funérailles... (MARTIN ROY, LeDroit)

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Famille, amis et collègues ont assisté aux funérailles du père Roger Guindon, hier.

MARTIN ROY, LeDroit

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Famille, amis et collègues ont rendu un vibrant hommage, hier, à l'un des plus grands bâtisseurs de l'Université d'Ottawa (Ud'O), le père Roger Guindon, décédé la fin de semaine dernière à l'âge de 92 ans.

M. Guidon a dirigé l'institution dans une période charnière de son existence, soit entre 1964 et 1984. Il a été le grand architecte de sa transition, d'un petit collège catholique, vers une grande université publique au rayonnement international.

En l'espace de quelques années, une quinzaine de pavillons s'ajoutent et donneront le visage moderne à l'université bilingue située dans le quartier Côte-de-sable.

Le présent recteur, Allan Rock, a souligné devant quelque 200 personnes réunies en l'église Sacré-Coeur les vertus de l'administrateur visionnaire qu'était le père Guidon, sans oublier le côté humaniste de l'homme.

« En 1974, il a déclaré, et je cite, 'comme toutes les universités de par le monde, l'Université d'Ottawa se doit de garder ses portes et fenêtres ouvertes à toutes les cultures, à toutes les traditions, à tous les mouvements de pensées, et d'action. La raison profonde de cette attitude d'ouverture, c'est que l'université se doit de n'être étrangère à rien de ce qui est humain'».

M. Guidon a passé plus de 70 ans de sa vie sur le campus de l'université. Né le 26 septembre 1920 à Ville-Marie, au Témiscamingue il y a fait son entrée en 1933 pour y faire ses études secondaires. Puis, il y complète une formation en philosophie et en théologie, avant d'être ordonné prêtre en 1946. Entre 1947 et 1964, l'homme de foi enseigne à la faculté de théologie, assumant aussi la fonction de doyen durant quatre ans.

Les étudiants qui l'ont connu en tant que recteur se souviennent de lui comme d'un homme accessible, sous ses airs de prêtre à la sagesse impénétrable.

« Les étudiants n'avaient pas besoin d'un rendez-vous pour le rencontrer. Sa porte était toujours ouverte », se souvient un neveu et ex-étudiant de l'université, Martin Laplante.

Michelle Laplante, elle, se souviendra de son grand-oncle comme celui à qui elle doit la possibilité de fréquenter une grande université francophone à Ottawa.

« Il s'est assuré que l'université soit restée bilingue, se réjouit-elle. Un endroit où les francophones peuvent vivre dans leur langue en partenariat avec les anglophones aussi. Et même toute personne, peu importe la culture. »

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