Des chercheurs quitteront l'UQO pour Ottawa

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Paul Gaboury
Le Droit

La douzaine de chercheurs du Conseil national de recherche du Canada (CNRC) travaillant au Centre de recherche en technologies langagières de l'Université du Québec en Outaouais (UQO), déménageront à Ottawa au début de l'année 2013.

Le CNRC a confirmé, mardi, que le bail de location au Centre de recherche allait être résilié par l'organisme fédéral en juillet. «Cette décision a été prise pour des raisons d'économies», a indiqué le porte-parole Charles Drouin.

Les chercheurs ne perdront pas leur emploi. Ils seront regroupés avec les autres chercheurs du Secteur des technologies de l'information et des communications, qui sont logés dans l'immeuble M-50 du chemin Montréal, à Ottawa, là où il y a de l'espace disponible.

La décision aurait été prise il y a déjà plusieurs semaines, mais elle n'avait pas été annoncée officiellement.

Discussions en cours

À l'UQO, le directeur des communications, Jean Boileau, confirme que l'établissement a été mis au courant de la décision il y a quelques semaines, et que des discussions ont depuis été amorcées afin de l'infléchir. «Il y a toujours des discussions avec les fonctionnaires, dit-il. Nous souhaitons qu'il y ait de la continuité dans la recherche, l'objectif ayant toujours été de créer une synergie entre les chercheurs et les professeurs.»

En 2011, les employés du Bureau de la traduction avaient quitté le Centre. Avec le départ des chercheurs, il ne restera donc plus que les professeurs et les microentreprises rattachées au secteur des langues.

Dans le cadre de la Feuille de route pour la dualité linguistique canadienne 2008-2013, le gouvernement Harper avait consacré une somme de 10 millions$ au Centre de recherche des technologies langagières. L'immeuble neuf a été inauguré au milieu des années 2000 et a été construit grâce à un partenariat entre le CNRC, le Bureau de la traduction du gouvernement fédéral et l'UQO.

Selon une source, le transfert des chercheurs pourrait menacer l'avenir du centre, et vient mettre un verrou sur la porte de la recherche du gouvernement fédéral en Outaouais.

«Ce déménagement des chercheurs du Groupe de technologies langagières interactives du CNRC marque aussi l'abandon par le gouvernement fédéral de toutes ses activités de recherche dans la région de l'Outaouais, alors qu'il y a des milliers d'employés du CNRC à Ottawa, et peut-être même l'abandon du gouvernement de ses activités de recherche reliées au Plan d'action pour les langues officielles», a indiqué cette source.

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