Étudiants et profs souhaitent reporter le début de la session

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L'association étudiante et le syndicat des professeurs de l'Université du Québec en Outaouais (UQO) demandent à la direction de reporter le début de la session afin de permettre la tenue d'un vote sur le mandat de grève.

Alors que la journée d'accueil pour les étudiants inscrits au trimestre d'automne est prévue le mercredi 5 septembre, l'Association générale des étudiants (AGE-UQO) doit tenir une assemblée générale le lendemain pour que ses membres se prononcent sur le mandat de grève générale illimitée, qui est toujours en vigueur. L'association souhaite donc que le début de la session soit reporté au 7 septembre, soit le lendemain de l'assemblée générale.

Le syndicat des professeurs (SPUQO) a aussi présenté une demande en ce sens à la direction de l'UQO. Le syndicat justifie notamment cette requête par les confrontations avec les policiers qui ont eu lieu à l'UQO en avril dernier et par les événements ayant perturbé la rentrée universitaire à Montréal, plus tôt cette semaine.

Le porte-parole de l'UQO, Gilles Mailloux, confirme que la direction a reçu ces demandes de report du début de la session, mais indique qu'aucune décision n'a encore été prise à cet égard. La direction devrait faire savoir vendredi si elle donne suite ou non aux demandes qui lui ont été présentées.

Des caméras dérangent

Le SPUQO dénonce par ailleurs l'installation de nouvelles caméras de surveillance dans les couloirs des bureaux des professeurs de certains départements, «une mesure qui est contraire à la Charte des droits et libertés» selon le syndicat. La présidente du SPUQO, Louise briand, soutient avoir reçu des indications de la direction voulant que l'installation de nouvelles caméras soit directement liée à la loi spéciale ayant découlé du projet de loi 78.

Le porte-parole de l'établissement affirme pour sa part que l'ajout de caméras «fait partie d'un plan de mise à jour de nos équipements dans tous nos immeubles». «Dans tous les édifices publics, il y a des caméras pour assurer la sécurité des gens et l'intégrité des lieux», souligne M. Mailloux.

«Ou bien il y a quelqu'un qui ment, ou bien il y a quelqu'un qui dit n'importe quoi, a réagi Mme Briand. C'est tout à fait contraire à ce que le recteur nous a dit la semaine dernière, le 23 août, alors qu'il était très, très clair que les caméras ont été installées dans la foulée de la loi 12, pour faire rapport à la ministre des comportements susceptibles d'être contraires à la loi.»

Selon Gilles Mailloux, l'appel d'offres pour ces caméras a été lancé le 22 février, soit avant le début de la grève étudiante à l'UQO. «Il n'y a aucune demande gouvernementale qui a été faite en ce sens là, affirme le porte-parole de l'université. [...] On avait déjà des caméras, comme dans tous les édifices publics. Ce n'est pas une question d'épier la vie des gens.»

Le syndicat prévoit déposer un grief dans ce dossier.

Plus de détails dans l'édition du Droit du 31 août ou sur ledroitsurmonordi.ca

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