Le président de la CSPO, Jocelyn Blondin, dit avoir pris cette décision après avoir rencontré les candidats péquistes et libéraux des circonscriptions de Hull et de Pontiac. La députée sortante de Hull, Maryse Gaudreault, s'est engagée en début de campagne à ce que la construction d'une nouvelle école devienne réalité. Selon M. Blondin, le candidat péquiste dans Hull, Gilles Aubé, a affirmé qu'il s'agissait d'une de ses priorités, sans toutefois prendre d'engagement ferme.
Peu importe quel parti formera le prochain gouvernement, Jocelyn Blondin affirme qu'il ne pouvait plus attendre que les autorisations arrivent de Québec pour aller de l'avant avec les travaux préparatoires pour cette nouvelle école qui devrait compter quatre groupes de maternelle et 24 groupes pour les autres niveaux.
«À un moment donné, il va falloir que le gouvernement comprenne qu'on a une problématique majeure et qu'on a besoin d'une école, insiste M. Blondin. [...] Là, on est vraiment rendu à la limite. On est la commission scolaire qui a le plus haut taux de croissance au Québec, alors ce n'est pas un luxe qu'on demande, c'est un besoin. On donne des millions ici et là pour des petits cadeaux, mais nous, ce n'est pas un cadeau qu'on demande, c'est un besoin pour les enfants, et il va falloir que le gouvernement réponse à ses obligations.»
La préparation des plans et devis devrait prendre de deux à trois mois, affirme M. Blondin. Une autorisation gouvernementale devra par la suite être obtenue avant de pouvoir lancer l'appel d'offres pour trouver un entrepreneur afin de bâtir l'école.
Le président de la CSPO a indiqué que cette décision d'entamer les travaux préparatoires sans attendre l'aval de Québec pourrait engendrer un déficit. «J'en suis conscient, mais il va falloir que le gouvernement qui sera en place vive avec le déficit», dit-il.
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