Tout a commencé autour de la table de la salle à manger. Par les longs soupers familiaux, ponctués de débats et de discussions sur l'histoire, la politique, les aléas du quotidien. Amoureux de la langue, débatteur redoutable, le Gatinois Jean-Christophe Martel ira parfaire son droit à Harvard grâce à l'obtention d'une prestigieuse bourse accordée à trois Canadiens chaque année.
Ses boîtes sont presque toutes scellées. Direction Boston aujourd'hui. De son appartement montréalais, hier, M. Martel explique son parcours.
Sa mère d'origine belge, aujourd'hui décédée, était une conteuse née, raconte-t-il. « Je viens d'une famille très loquace, confie-t-il au détour d'une phrase. Elle m'a appris à communiquer. »
Il met rapidement en oeuvre son talent d'orateur. À 13 ans, le jeune élève du Lycée Claudel décroche le premier prix du tournoi annuel de débats français de la région de l'est de l'Union ontarienne des débats étudiants. Ce n'est que le début. D'Ottawa à Vienne, il rafle tout sur son passage, dans les deux langues officielles du Canada.
Sa verve affûtée n'a d'égale que ses succès académiques. En 2009, le jeune homme, qui a aussi été danseur de ballet à un niveau professionnel et plongeur au Café Henry Burger, remporte la Bourse de la fondation Rhodes, qui lui permet d'aller compléter une maîtrise à l'Université d'Oxford en Angleterre. Et il arrive premier de sa cohorte dans le programme de droit civil et de common law à l'Université d'Ottawa.
L'ancien ministre québécois de l'Éducation, Paul Gérin-Lajoie, et l'ancien premier ministre de l'Ontario, Bob Rae, sont au nombre des boursiers Rhodes au Canada.
Plus de détails dans LeDroit du 20 août 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca