L'AEFO s'entend avec le gouvernement

La ministre de l'Éducation de l'Ontario, Laurel Broten.... (Archives, LeDroit)

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La ministre de l'Éducation de l'Ontario, Laurel Broten.

Archives, LeDroit

François Pierre Dufault
Le Droit

L'Association des enseignants franco-ontariens (AEFO) rentre dans le moule. Le syndicat qui représente quelque 10000 enseignants de langue française s'est entendu avec le gouvernement libéral de Dalton McGuinty, jeudi, après des mois de négociations ardues.

 

 

 

 

Les enseignants francophones sont les deuxièmes à accepter l'offre finale du gouvernement, qui comprend un gel des salaires de deux ans mais aussi de petits gains comme une allocation de perfectionnement professionnel financée par les sommes résiduelles des allocations accordées dans les conventions collectives 2008-2012.

«Selon nous, l'entente que nous avons réussi à négocier est équitable et raisonnable pour nos membres. Elle atténue l'impact des paramètres fixés initialement par le gouvernement», a déclaré la première vice-présidente de l'AEFO, Anne Vinet-Roy, dans un communiqué.

L'AEFO avait initialement rejeté le modèle d'entente que le gouvernement McGuinty souhaite imposer à tous les enseignants, calqué sur une première entente intervenue avec l'Ontario English Catholic Teachers Association (OECTA), plus tôt cet été.

« Je sais gré à l'AEFO pour ses efforts soutenus et son engagement pour utiliser notre entente avec l'OECTA comme feuille de route afin de conclure une entente à son tour. Grâce à notre travail concerté, nous serons en mesure de protéger les gains réalisés en éducation en préservant nos investissements dans la maternelle et le jardin d'enfants à temps plein, les effectifs réduits dans les classes ainsi que l'expérience en classe», s'est réjouie Laurel Broten, la ministre de l'Éducation, lors d'un point de presse à Toronto.

Les membres de l'AEFO auront l'occasion de se prononcer dans le cadre de votes de ratification dans chaque unité de négociation d'ici le 30 août 2012.

Les ententes intervenues avec l'AEFO et l'OECTA atténuent de beaucoup les menaces de grèves dans toutes les écoles francophones et les écoles catholiques anglophones à la rentrée des classes.

Les syndicats des enseignants de l'élémentaire et du secondaire dans les écoles publiques anglophones et des employés de soutien refusent pour l'instant d'adhérer au modèle d'entente du gouvernement McGuinty. Celui-ci se dit prêt à adopter une loi spéciale forçant ces employés à accepter de nouvelles conventions collectives à l'échéance des contrats en vigueur, le 31 août.

Plus de détails à venir.

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