Gabriel Nadeau-Dubois explique la «recette» de la CLASSE à l'Université d'Ottawa

La culture et le travail pour mobiliser

« Ce qui est très important, c'est de... (Etienne Ranger, LeDroit)

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« Ce qui est très important, c'est de faire un mouvement à dimension humaine. Les étudiants doivent comprendre que leur décision a un impact », a expliqué Gabriel Nadeau-Dubois devant plus de 100 personnes.

Etienne Ranger, LeDroit

Simon Cremer

Simon Cremer
Le Droit

La culture et le travail. Ce sont les deux éléments fondamentaux qui ont permis de construire le mouvement étudiant québécoise contre la hausse des frais de scolarité, selon Gabriel Nadeau-Dubois. Visage reconnu du soulèvement, le co-porte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) a partagé la « recette » avec plus de 100 étudiants et militants réunis à l'Université d'Ottawa hier soir.

Il s'agissait du premier arrêt d'une tournée du sud de l'Ontario qui amènera des militants étudiants québécois à Kingston, Toronto, Windsor et Guelph, entre autres.

M. Nadeau-Dubois était accompagné de Marianne Breton-Fontaine, activiste et éditrice de la revue Jeunesse militante et Audrey Deveault, présidente du syndicat étudiant du Collège Dawson.

« J'étais convaincu qu'il n'y aurait jamais de grève générale illimitée, pas plus tard qu'en décembre, a noté M. Nadeau-Dubois. Ça pourrait être votre position en ce moment », a-t-il poursuivi, noyé d'applaudissements.

Le militantisme étudiant n'a jamais pris une envergure telle que celui que le Québec connaît depuis quelques mois, et ce même si les frais de scolarité sont beaucoup plus élevés en Ontario.

« Ce qui est très important, c'est de faire un mouvement à dimension humaine. Les étudiants doivent comprendre que leur décision a un impact, et c'est pourquoi il faut travailler au niveau des associations de départements.

« Essayer de soulever 40 000 étudiants d'un coup, ça ne se fait pas. »

Mais « la vraie raison du succès du mouvement, c'est le travail », note le représentant de la CLASSE. « Pendant plusieurs semaines, on avait une imprimante (à l'UQAM) qui sortait des tracts à tous les jours, pendant 13 ou 14 heures. C'est certain qu'on se faisait ignorer au début, puis, petit à petit, les choses ont changé

« N'arrêtez pas de travailler, et vous pourrez même effrayer un premier ministre, avec une bande d'étudiants », a-t-il imagé.

Présentation in English

Même si les trois intervenants invités par la Fédération canadienne des étudiants et étudiantes étaient francophones, et même si une partie importante du public s'exprimait principalement en français, les présentations ont été faites en anglais.

Les questions et interventions de la salle ont principalement été faites en français, mais le choix de l'anglais pour la portion structurée de la présentation était délibéré, selon Sarah Jayne King, représentante du syndicat étudiant national. « C'est une tournée ontarienne, où toutes les autres présentations se feront uniquement en anglais ».

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