C'est pourtant ce que recommande de faire le commissaire aux services en français de l'Ontario dans son rapport présenté en juin. Dans le document appelé Pas d'avenir sans accès, MeBoileau recommande d'accroître l'autonomie du collège Glendon, une faculté de l'Université York disposant d'un campus distinct, situé au coeur de Toronto et offrant des programmes dans les deux langues officielles. Selon les objectifs du commissaire, Glendon deviendrait - à l'image de l'Université Saint-Paul, affiliée à l'Université d'Ottawa - un établissement distinct jouissant d'une plus grande autonomie.
L'hypothèse du CSF rejetée
Pas question, répond toutefois le vice-recteur à l'enseignement et à la recherche de l'Université York, Patrick J. Monahan.
«J'ai rencontré le commissaire et je lui ai dit que nous étions ouverts à l'idée d'accroître la programmation de langue française à Glendon. Mais nous ne voyons aucune base à son affirmation selon laquelle des changements au statut de Glendon seraient nécessaires pour atteindre cet objectif.»
«Il n'y a aucune preuve qui soutienne son hypothèse selon laquelle une structure universitaire distincte permettrait de mieux guider l'avenir de Glendon. En fait, c'est plutôt le contraire. Nous avons appuyé sans relâche le Collège alors qu'il traversait des périodes difficiles, notamment en ce qui a trait au nombre d'inscriptions. Les affirmations (de MeBoileau) sont sans fondement.»
En entrevue au Droit en juin, François Boileau avait qualifié d'«intéressante» la discussion menée avec M.Monahan.
En recommandant à Queen's Park d'accorder dès l'an prochain plus d'autonomie au Collège Glendon, le commissaire souhaite faire en sorte que l'établissement devienne la pierre d'assise de l'éducation postsecondaire de langue française dans le Grand Toronto. Les besoins y sont criants, le taux d'accès aux programmes en français y étant dix fois inférieurs que dans l'Est ou le Nord de l'Ontario.
Porfali@ledroit.com