Pour l'occasion, ils bénéficieront notamment des enseignements d'un professeur chevronné : le coporte-parole de la Coalition large de l'Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (CLASSE), Gabriel Nadeau-Dubois.
En tournée ontarienne
Ottawa est le premier arrêt du Quebec-Ontario Student Solidarity Tour, une tournée de 10 villes ontariennes en huit jours dont le but est « d'expliquer au Canada anglais comment on a fait pour construire le mouvement ».
« Notre premier objectif est de montrer comment on y est arrivé, explique M. Nadeau-Dubois. On sent beaucoup d'admiration et de curiosité de leur part. On a une certaine expertise et on a le devoir de la partager. »
La force du mouvement étudiant québécois réside notamment dans sa façon de s'organiser, estime le jeune activiste.
« Il n'y a pas de magie dans la mobilisation, dit-il. C'est simplement du travail, des structures et de la stratégie. La principale clé du succès au Québec est exportable. Parce que c'est notre mode d'organisation. Le fait qu'on ait des organisations étudiantes locales accréditées, financées et très démocratiques. Le fait qu'on ait des organisations nationales fortes, bien organisées, et qui durent dans le temps. Ils ont déjà des associations étudiantes. Ce qu'on peut peut-être leur insuffler, c'est la question de la démocratie directe. »
La grève des étudiants postsecondaires québécois s'est attirée la sympathie d'une partie de la population étudiante dans le pays, et elle pourrait bien se matérialiser par des actions concrètes dès la rentrée. « On a entendu entre les branches qu'il y a des projets au Canada anglais pour la rentrée à l'automne. On parle peut-être de manifestations, de mobilisations, ou même de grèves dans certaines universités canadiennes anglaises. »
Un débat « sans frontières »
Si les Québécois se distinguent par leur ferveur militante, M. Nadeau-Dubois croit que la Belle Province n'a pas le monopole de la contestation sociale. Dans son allocution, l'étudiant en histoire compte bien rappeler que la cause des étudiants québécois contre la hausse des frais de scolarité et la « dynamique de privatisation de l'université » dépasse ses frontières.
Plus de détails dans l'édition du 9 juillet ou sur ledroitsurmonordi.ca