Le gouvernement doit se prononcer sur une offre décisive des étudiants

La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne... (Le Soleil, Steve Deschênes)

Agrandir

La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne

Le Soleil, Steve Deschênes

La Presse Canadienne

Le gouvernement doit se prononcer jeudi sur une offre décisive formulée par les étudiants pour mettre fin à la crise sociale provoquée par la hausse des frais de scolarité, a déclaré un porte-parole étudiant.

Gabriel Nadeau-Dubois, de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), a évoqué une nouvelle fois la possibilité de quitter la table de négociation si aucun progrès n'est constaté.

Lors d'un bref point de presse précédant une nouvelle ronde de pourparlers jeudi, le leader étudiant a déclaré que les prochaines heures seront déterminantes.

Selon M. Nadeau-Dubois, les étudiants ont soumis mercredi la meilleure contre-offre possible en respectant les paramètres fixés par le gouvernement, soit qu'elle se réalise à coût nul.

La présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins, a affirmé que le gouvernement doit agir de bonne foi.

Mme Desjardins a expliqué que les étudiants ont démontré la leur en retardant leurs procédures judiciaires devant le tribunal où ils souhaitent contester la légalité de la loi spéciale 78, qui limite les manifestations.

Selon elle, le gouvernement n'a pas encore démontré qu'il prenait au sérieux les propositions déposées par les étudiants, qui ont rejeté mardi son offre pour réduire de 35 $ par année la hausse des droits de scolarité.

Le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, a dit espéré que la nuit aura porté conseil à la ministre de l'Éducation Michelle Courchesne, qui a réclamé mercredi en fin de soirée un délai pour étudier la contre-offre des étudiants.

M. Nadeau-Dubois a affirmé sans équivoque que les étudiants s'attendent à une réponse significative de la part du gouvernement.

«C'est une journée décisive effectivement», a-t-il dit.

«Je crois qu'on peut dire que ça passe ou ça casse, a-t-il ajouté. L'offre qu'on a faite (mercredi) faisait suite à des discussions qu'on a eues depuis trois, voire quatre jours.»

Toutes nos nouvelles sur ledroitsurmonordi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer