Grande manif pour souligner le 100e jour de grève

La manifestation du 22 mai à Montréal... (La Presse, Patrick Sanfaçon)

Agrandir

La manifestation du 22 mai à Montréal

La Presse, Patrick Sanfaçon

La Presse Canadienne

La grande manifestation étudiante pour marquer les 100 jours de grève s'est mise en branle comme prévu, mardi après-midi à Montréal.

Les manifestants, parmi lesquels se trouvaient l'ancien chef du Bloc québécois Gilles Duceppe - arborant le carré blanc - ainsi que des artistes dont Yann Perreault et Michel Rivard, s'étaient réunis à la Place des festivals, en direction du Parc Lafontaine.

D'entrée de jeu, la Fédération étudiante universitaire (FEUQ) et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) se sont engagées, en tandem, à respecter les limites de la loi 78, tout en annonçant qu'elles la contesteront devant les tribunaux.

Dans la rue, les étudiants étaient accompagnés de représentants des grandes centrales syndicales, de même que de plusieurs syndicats d'enseignants et de plusieurs autres corps de métier. La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) a même fourni son service d'ordre pour éviter les débordements.

Martine Desjardins, de la FEUQ, et Léo Bureau-Blouin, de la FECQ, ont dénoncé ce qu'ils estiment être un choix gouvernemental en faveur de la répression et non de la négociation.

Les étudiants espèrent que cette autre mobilisation, dont les échos se font entendre à l'étranger, permettra de remettre à l'ordre du jour une séance de négociation avec le gouvernement.

Mais la manifestation avait aussi une autre cible: la loi 78 du gouvernement Charest qui vient non pas interdire à proprement parler le droit de manifester, mais l'encadrer en exigeant notamment de produire l'itinéraire de tout rassemblement au moins huit heures avant la tenue d'un événement.

Depuis l'adoption de la loi 78 vendredi dernier, les manifestations se sont poursuivies dans une ambiance extrêmement tendue et donnant lieu à de plus en plus de débordements violents.

L'autre association étudiante impliquée, la CLASSE, a tenu à s'exprimer en marge des deux autres fédérations, refusant de préciser son itinéraire. Avec une pointe de défi, le porte-parole Gabriel Nadeau-Dubois a dit qu'il était à même de démontrer le ridicule de la loi 78 en affirmant qu'il serait impossible d'arrêter tous ceux qui font de la désobéissance civile.

«S'il veut s'en prendre aux porte-parole et aux élus de la CLASSE avec des amendes salées, s'il est conséquent, il devra également donner des amendes aux milliers de personnes présentes», a lancé Gabriel Nadeau-Dubois.

Toutes nos nouvelles sur ledroitsurmonordi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer