M. Charest, qui assistait à un diner conférence, à Québec, de Jacques Rogge, président du Comité international olympique, a aussi condamné les récents affrontements à Montréal.
Il a tenu à rappeler que tous les citoyens étaient égaux devant la loi.
Le premier ministre a défendu la légitimité de la législation, faisant valoir qu'elle a été votée par un Parlement légitimement élu.
Selon M. Charest, la loi est juste parce qu'elle permettra de faire retomber la poussière tout en encadrant le droit de manifester, comme cela se pratique dans de nombreux pays.
M. Charest n'a pas donné de signaux à l'effet qu'il pourrait convoquer les leaders étudiants à nouveau, mais il a dit que la porte est toujours ouverte.
La loi adoptée par l'Assemblée nationale va être appliquée, a-t-il aussi affirmé.
M. Charest s'en est aussi pris à Amir Khadir, porte-parole de Québec solidaire, qu'il a accusé de s'être associé au mouvement de désobéissance civile.
M. Khadir est un cas particulier d'irresponsabilité, a dit M. Charest.
Plus tôt mardi, M. Khadir a dit que, contrairement à ce qu'il laissait entendre au cours des jours précédents, Québec solidaire (QS) respectera la loi 78 et n'incitera pas à la désobéissance civile.
Le comité de coordination nationale de QS, qui s'est réuni la fin de semaine dernière, a toutefois statué que le parti ne condamnera pas les personnes ou les organismes qui décideront de défier pacifiquement la loi.
L'autre coporte-parole de QS, Françoise David, indique qu'une dizaine de membres du parti ont exprimé leur opposition face aux propos tenus par M. Khadir au cours des derniers jours. La majorité des membres sont toutefois en accord avec sa position, a-t-elle tenu à rappeler, en indiquant qu'un seul membre a décidé de quitter le parti politique.
Selon Mme David, le député de Mercier n'a fait qu'indiquer qu'un débat sur la désobéissance civile était inévitable dans le contexte actuel.
QS a décidé de donner son appui à la contestation juridique de la loi 78. Selon le parti, cette loi ne respecte pas les droits à la liberté d'expression, d'association et de manifestation inclus dans la Charte québécoise des droits et libertés
Rappelons que peu après l'adoption de la loi 78 vendredi dernier, QS avait demandé aux Québécois «d'offrir une résistance concertée et réfléchie afin de rendre l'application de cette loi inopérante».
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