Cégep de l'Outaouais: les cours annulés, malgré une sécurité accrue

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Les cours ont été annulés pour la cinquième... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Les cours ont été annulés pour la cinquième fois en une semaine au Cégep de l'Outaouais.

Patrick Woodbury, LeDroit

Justine Mercier
Le Droit

Il aura encore suffi d'une heure et d'un transfert entre deux campus pour que les grévistes du Cégep de l'Outaouais obtiennent mercredi l'annulation des cours. C'est la cinquième fois en une semaine que le scénario se produit depuis l'émission d'une injonction ordonnant la reprise des activités d'enseignement.

La direction du Cégep, qui venait d'essuyer la veille un refus de la Cour d'appel dans ses démarches pour faire lever l'injonction, a accru mercredi matin les mesures de sécurité aux abords du campus Gabrielle-Roy, point de rassemblement quotidien des manifestants.

Seule la porte 19 était accessible. Devant elle se tenait un rang d'une quinzaine d'agents de sécurité du Cégep et d'une firme privée. Chaque personne qui souhaitait rentrer devait s'identifier. Rouges et verts ont donc pu entrer en présentant leur carte étudiante.

À 8h, les manifestants ont une fois de plus envahi les corridors en y faisant du bruit. Quelques injures ont été échangées lorsqu'un groupe d'une dizaine de verts s'est retrouvé coincé entre deux groupes plus imposants de manifestants, dans un corridor du deuxième étage. À 8h16, on annonçait à l'interphone la suspension des cours au campus du secteur Hull, mais uniquement pour la matinée. Quelques manifestants se sont aussitôt rendus voir la direction pour réclamer l'annulation des cours pour la journée complète, ce qu'ils ont obtenu quelques minutes plus tard, pour le campus Gabrielle-Roy.

Tous ont ensuite pris le chemin du campus Félix-Leclerc. Les premiers arrivés ont observé «un silence avant la tempête». Sur le coup de 9h, ils ont pris d'assaut les corridors, scandant leurs slogans et frappant bruyamment sur les portes des salles de cours où quelques étudiants se trouvaient. Quatre minutes plus tard, les cours étaient officiellement annulés au campus Félix-Leclerc.

Certains manifestants croient maintenant que ce n'est plus qu'une question de temps avant que les policiers ne soient appelés à intervenir pour faire respecter l'injonction. Présent près des campus, la Service de police de la Ville de Gatineau a déjà indiqué que c'est la direction du Cégep qui doit demander une intervention liée à l'injonction. Jusqu'à présent, le Cégep s'est refusé à demander une telle intervention policière, de crainte que la situation dégénère en affrontements similaires à ceux observés à l'Université du Québec en Outaouais il y a trois semaines.

Plus de détails dans LeDroit du 10 mai ou sur ledroitsurmonordi.ca

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