Manifestation étudiante

Des étudiants dénoncent le travail des policiers

Les étudiants ont salué les interventions de leurs... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Les étudiants ont salué les interventions de leurs collègues lors de la période de questions du conseil municipal de Gatineau.

Etienne Ranger, LeDroit

Patrick Duquette
Le Droit

Une trentaine d'étudiants ont investi la séance du conseil municipal de Gatineau hier soir pour dénoncer le travail des policiers lors des manifestations du mois dernier.

Prenant tour à tour la parole au micro, ils ont interpellé les élus sur les 300 arrestations survenues entre les 16 et 20 avril dernier près de l'Université du Québec en Outaouais (UQO).

À plus d'une reprise, ils ont demandé au conseil municipal de démettre de ses fonctions le chef du Service de police de Gatineau (SPVG), Mario Harel, alléguant que des « bavures » ont été commises lors des interventions policières. Ils ont aussi dénoncé la nature des arrestations qu'ils considèrent de nature « politique ».

Au fil de leurs interventions, ils ont reproché aux policiers d'avoir usé de « brutalité », d'avoir fait du « profilage », en plus de décerner des « amendes loufoques ». Les étudiants présents dans la salle saluaient les interventions en applaudissant ou en agitant silencieusement les mains.

Un professeur de sociologie à l'UQO, Stéphanie Demers a aussi pris la parole pour demander au conseil municipal de rendre des comptes à la population. Disant avoir été elle-même victime de brutalité, elle a déploré les « conditions inhumaines » de détention des étudiants. Ils auraient été confinés sept heures dans des autobus sans eau, sans nourriture, et sans possibilité d'aller aux toilettes.

Plus de détails dans LeDroit du 9 mai ou sur ledroitsurmonordi.ca

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