Ud'O: Seuls quelques programmes seront protégés

La désignation partielle de l'Université d'Ottawa (Ud'O) en... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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La désignation partielle de l'Université d'Ottawa (Ud'O) en vertu de la Loi sur les services en français sera... partielle.

Patrick Woodbury, LeDroit

Philippe Orfali
Le Droit

La désignation partielle de l'Université d'Ottawa (Ud'O) en vertu de la Loi sur les services en français sera... partielle. Outre l'ensemble des services aux étudiants, seuls certains programmes de premier cycle seront protégés, a appris LeDroit. Pas question pour la maison d'enseignement de désigner les programmes de maîtrise ou de doctorat.

En outre, l'établissement pourra modifier, tous les quatre ans, la liste de programmes placés sous la protection de la Loi 8. Certains programmes pourraient ainsi être retirés de la liste si cette mesure reçoit l'approbation du bureau des gouverneurs et du sénat de l'établissement, a expliqué le vice-recteur aux ressources intérimaire, Denis Cossette, en entrevue.

«Essentiellement, ce sont tous les programmes qui permettent un cheminement en français à 100% qui seront désignés», a indiqué M. Cossette, sans toutefois préciser combien de programmes sont visés.

«Les programmes de deuxième et troisième cycles ne seraient pas touchés. Cela deviendrait un peu plus difficile.»

Tous les services offerts aux étudiants par l'université seront protégés, a-t-il assuré. Cela comprend les services alimentaires, qui font chaque année l'objet de nombreuses plaintes.

Si tout se déroule comme prévu, la demande de l'université pourrait parvenir à Queen's Park en juin ou juillet, a estimé M. Cossette. Le tout permettrait d'obtenir la désignation avant la fin de l'année 2012, croit-il.

Des réactions positives

«Je n'ai qu'une chose à dire: finalement.» C'est en ces mots que le père de la Loi 8, l'ex-ministre des Affaires francophones Bernard Grandmaître, a réagi au fait que l'Université d'Ottawa demandera, au cours des prochains mois, à être désignée en vertu de la loi dont il est l'auteur.

À Ottawa comme à Queen's Park, la révélation que l'université s'apprête à demander la désignation a été accueillie avec un soupir de soulagement, mercredi. Pas qu'on doutait encore que l'établissement bilingue aille de l'avant avec une telle démarche - c'était devenu inévitable, confie-t-on -, mais car elle a décidé d'agir maintenant, après avoir tergiversé pendant des années.

LeDroit révélait mercredi que la plus grande université bilingue au Canada s'apprête à demander formellement à la province d'assujettir ses services et certains de ses programmes à la Loi sur les services en français de l'Ontario, comme l'ont fait récemment La Cité collégiale, l'Université Laurentienne et l'Université de Hearst. Le Collège Boréal s'était placé sous la protection de la Loi sur les services en français dès 2008.

«Après toutes sortes de débats et de tentatives de négociations internes et avec le gouvernement, je suis vraiment heureux que ce soit maintenant en voie de se réaliser», a indiqué M. Grandmaître, qui déposé le projet de loi 8 à l'Assemblée législative en novembre 1986.

De Toronto, le commissaire aux services en français François Boileau s'est dit ravi de voir l'Université aller de l'avant. Il ne se formalise pas des balises imposées par l'établissement pour la désignation. «Il est tout à fait normal que lors d'une demande de désignation sous la LSF, seuls les programmes qui sont véritablement offerts en français fassent l'objet d'une désignation.»

Plus de détails dans LeDroit du 3 mai ou sur ledroitsurmonordi.ca

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