Loi sur les services en français

L'Université d'Ottawa demandera la désignation

L'Université d'Ottawa demandera au gouvernement ontarien de désigner... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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L'Université d'Ottawa demandera au gouvernement ontarien de désigner en vertu de la Loi 8 l'ensemble des services offerts aux étudiants par l'administration universitaire, ainsi qu'une partie de ses programmes.

Patrick Woodbury, LeDroit

Après des années d'hésitations et de refus, la direction de l'Université d'Ottawa est désormais convaincue : LeDroit a appris qu'elle ira de l'avant et cherchera à placer l'établissement sous la protection de la Loi sur les services en français de l'Ontario.

L'Université d'Ottawa demandera au gouvernement ontarien de désigner en vertu de la Loi 8 l'ensemble des services offerts aux étudiants par l'administration universitaire, ainsi qu'une partie de ses programmes. Les formations pouvant être suivies en totalité en français seront protégées. Il s'agit d'une désignation partielle, mais exhaustive, nous dit-on.

Et pas question d'attendre. Le recteur Allan Rock souhaiterait formuler sa demande à Queen's Park dès le mois prochain, une fois toutes les étapes franchies à l'interne.

Le Comité exécutif du Bureau des gouverneurs de l'Université devait débattre de la question dès hier soir (mardi), et le Sénat de l'établissement doit en être saisi lundi prochain.

La demande formelle serait envoyée au cours du mois de juin, si tout se passe comme prévu.

C'est le recteur Allan Rock lui-même qui en a informé les membres de la Commission permanente des affaires francophones et des langues officielles de l'université, ces dernières semaines. Les doyens des différentes facultés ont également été mis au fait de la situation. Et contrairement aux tentatives précédentes, ils se sont cette fois prononcés à majorité pour la désignation.

« Le projet présenté est limpide. Pour la première fois, nous avons l'impression que l'Université d'Ottawa veut réellement aller de l'avant et assurer la protection de ses services et programmes, sans détour », souligne une personne au fait du dossier.

« Soyons clairs. Nous ne pourrons jamais nous péter les bretelles de cette désignation. L'Université d'Ottawa a toujours soutenu être un leader de la francophonie, et nous serons pourtant les derniers, de tous les collèges et de toutes les universités franco-ontariennes, à se désigner. Mais il est rassurant de voir qu'enfin on s'en va dans la bonne direction », a-t-elle poursuivi.

Revirement de situation

Il s'agit de tout un revirement de situation. En novembre encore, alors que se déroulait à l'université un important colloque sur les 25 ans de la Loi 8, l'établissement avait rejeté les nombreux appels de leaders de la communauté, qui estimaient qu'une désignation en vertu de la Loi 8 s'imposait.

Depuis, toutes les autres institutions postsecondaires francophones ou bilingues de la province se sont prononcées en faveur de leur propre désignation.

Plus de détails dans l'édition du 2 mai ou sur ledroitsurmonordi.ca

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