Étudiant de première année en sciences humaines, profil monde et enjeux contemporains, Brandon Bolduc s'est enchaîné devant le campus Gabrielle-Roy quelques minutes avant minuit, dimanche soir. Il a passé une nuit «longue et pénible», avoue-t-il. «C'était un peu horrible, avec la pluie et la neige, a-t-il raconté. À partir de 2h, j'étais complètement trempé, je n'ai pas dormi de la nuit.»
En matinée, il a poursuivi sa grève de la faim au chaud, entre les murs du cégep. Il ne se permet que de l'eau pour ne pas souffrir de déshydratation.
«C'est un défi personnel, souligne le jeune homme. Tu n'as pas besoin d'aller saccager une école pour dénoncer une injonction. Une grève de la faim, je trouve que c'est quelque chose qui est connu, et il n'y a rien de plus pacifique. [...] Mon objectif est surtout symbolique, je ne m'attends pas à avoir des résultats, je ne m'attends pas à ce que la police de Gatineau dénonce la brutalité policière, mais je m'attends à être ici pour une semaine et demie. C'est plus symbolique, pour remonter le moral des étudiants ici au cégep.»
Brandon Bolduc en est à se deuxième grève de la faim. Il avait passé deux semaines et demie dans une tente sur la colline parlementaire pour dénoncer le Plan Nord du gouvernement Charest, avant d'arrêter lorsque son corps en souffrait trop.
Cette fois-ci, il compte arrêter si des négociations débutent entre Québec et les groupes étudiants, mais souligne qu'il reprendra sa grève de la faim si les négociations achoppent. S'il doit poursuivre sa grève de la faim, il prévoit dormir chez lui plutôt que devant le cégep pour les prochains jours, le temps que la température redevienne plus clémente.
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