Conseils scolaires publics et catholiques en Ontario

Les «réseaux parallèles» remis en cause

Les deux réseaux d'écoles francophones «ne font que... (ARCHIVES, LeDroit)

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Les deux réseaux d'écoles francophones «ne font que diviser les francophones au lieu de les rassembler», déplore Félix Hallée-Théoret, un des éditeurs du billet paru dimanche sur le webzine TaGueule.ca.

ARCHIVES, LeDroit

«Le 26 juin 2030 n'était pas que la dernière journée de l'année scolaire; c'était la dernière journée d'existence des conseils scolaires francophones de l'Ontario. À partir de septembre prochain, l'éducation des Franco-Ontariens relèvera d'un nouveau réseau de commissions scolaires.»

 

 

 

 

C'est dans ce cadre futuriste que les blogueurs du webzine TaGueule.ca remettent en question l'existence de ces «deux réseaux de conseils parallèles, un catholique et un public, qui remplissent exactement le même mandat et qui ne font que diviser les francophones au lieu de les rassembler», affirme Félix Hallée-Théoret, un des éditeurs du billet paru dimanche.

L'équipe de TaGueule.ca cherchait depuis un bout de temps à lancer un débat sur la pertinence d'avoir deux réseaux d'écoles francophones «qui se battent pour recruter les mêmes élèves», déplore M. Hallée-Théoret.

La semaine dernière, le dépôt de l'ébauche budgétaire 2012 à Queen's Park a donné au webzine les munitions nécessaires. Le gouvernement libéral de Dalton McGuinty ouvre toute grande la porte à la fusion de conseils scolaires, dans les régions où les effectifs sont en baisse. Les lois constitutionnelles de la province empêchent toutefois les fusions entre conseils catholiques et publics.

«Nos conseils francophones sont très grands, surtout dans le Nord. La distance est déjà un problème. Je ne vois franchement pas comment on pourrait faire des conseils plus grands. Tant qu'à vouloir fusionner des conseils pour économiser, pourquoi ne pas fusionner des conseils catholiques et publics ensemble», plaide M. Hallée-Théoret, joint par LeDroit à Sudbury.

Un sujet tabou

Le hic, c'est que depuis que l'ancien chef progressiste-conservateur John Tory s'est cassé les dents sur une question de financement des écoles confessionnelles, en 2007, très peu de politiciens à Queen's Park osent aborder le sujet. Il n'y a que le Parti vert de l'Ontario qui parle ouvertement de l'abolition des conseils catholiques.

«Ce serait logique et financièrement plus responsable d'avoir un seul réseau de conseils scolaires anglophones, et un seul réseau francophone. Le système actuel est injuste à l'endroit des autres religions. Notre pays a deux langues officielles, mais pas deux religions officielles», affirme au Droit le chef vert Mike Schreiner. Une fusion des conseils catholiques et publics se traduirait par une «meilleure qualité de l'enseignement», croit-il.

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